Le taux de chômage dans la ville de Kigali s’est accru surtout depuis la pandémie de Covid-19. Cette dernière et ses mesures de prévention ont exposé la société rwandaise actuelle et son économie au changement sous tous ses aspects.
Certains secteurs comme celui des hôtels, restaurants, infrastructures et industrie ont été plus affectés. Quelques-uns ont été suspendus. Ce qui a aussi entraîné la hausse des sans-emplois.
Selon l’Institut National des Statistiques (NISR), en novembre 2021, le taux de chômage a augmenté à 23,8 % contre 19,4 % estimé au trimestre précédent (août 2021). Le taux de chômage reste relativement plus élevé chez les femmes (27,3 %) que chez les hommes (20,7 %). Il est également relativement plus élevé chez les jeunes âgés de 16 à 30 ans (29,8 %) que chez les adultes âgés de 31 ans et plus (19,3 %).

La ville de Kigali, où se trouve une plus grande concentration des jeunes, a organisé une rencontre vendredi dernier le 13 mai pour échanger avec ses partenaires. Le but était de trouver une solution face à ce défi.
Le secteur privé, les jeunes diplômés, les autorités des institutions supérieures, les jeunes entrepreneurs, les Organisations Non Gouvernementales ont participé à ce dialogue pour mettre en place des mesures pouvant mettre fin au chômage.
L’un des moyens est de connecter les jeunes aux pourvoyeurs d’emplois selon les qualifications et compétences désirées.
La seconde possibilité est d’encourager les jeunes à se créer l’emploi. « Les jeunes ayant créé l’emploi après avoir expérimenté le chômage, et offrant le travail aux autres, nous avons de tels cas, » a souligné le maire de la Ville de Kigali, Pudence Rubingisa.

Niyibizi Abdul est un jeune entrepreneur et patron d’une compagnie Smart Class. Il permet à tous les étudiants rwandais de bénéficier des cours académiques similaires. C’est grâce à la collaboration avec ses collègues qu’il a pu créer son entreprise. Il exhorte les jeunes de mettre ensemble leurs idées pour leur développement. « Il est difficile de progresser en travaillant seul, » a déclaré ce jeune entrepreneur.
Icyitegetse Vénuste dit qu’il a participé à plusieurs formations organisées par le Centre « Kigali Employment Service. » Il sert à promouvoir la capacité professionnelle des jeunes à la recherche d’emploi. Les compétences acquises lui ont permis d’avoir confiance en lui-même. Il a pu se créer un petit business.
Le capital est également nécessaire. Les jeunes sans moyens financiers sont encouragés à présenter leurs projets au Fond de Développement des Affaires (BDF).
S’il s’avère nécessaire, la Ville de Kigali, selon le maire Pudence Rubingisa, est prête à intervenir pour appuyer les jeunes ayant de bons projets.
Sandra Nadège Uwamariya


































































