En orchestrant des contre-manifestations partisanes pour étouffer l’opposition qui se dresse contre ses velléités de révision constitutionnelle, Félix Tshisekedi vient une fois de plus d’étaler au grand jour la nature profonde de son mode de gouvernance. La République démocratique du Congo n’est plus dirigée par un Etat de droit, mais capturée par un régime aux méthodes de milice.
Incapable de répondre par le débat d’idées ou le bilan socio-économique, Tshisekedi a fait le choix de la terreur militante, transformant la scène politique congolaise en un terrain de vendettas personnelles et de règlements de comptes.
Cette dérive n’a rien d’un hasard: elle est le prolongement naturel du parcours de l’homme. Il suffit de revoir les archives vidéo et les clichés d’un passé pas si lointain dans les rues de Bruxelles.
On y découvre un Félix Tshisekedi rompu aux affrontements sanglants, pugiliste de trottoir, habitué à la violence physique et à l’intimidation comme uniques arguments.
Ce conditionnement de rue n’a jamais quitté le personnage. Aujourd’hui installé dans les dorures du Palais de la Nation, il piétine les lois de la République et choisit plutôt d’appliquer le même manuel de délinquance. La seule différence réside dans le fait qu’il instrumentalise désormais les forces de l’ordre et des milices informelles comme la ”Force du Progrès” pour bastonner, poignarder et terroriser les voix dissidentes.
Ces provocations et ces appels à la violence de rue ne sont rien d’autre qu’une énième stratégie d’enfumage. Confronté au naufrage généralisé de son mandat, de l’effondrement du pouvoir d’achat à l’incapacité criante de sécuriser l’Est du pays, Tshisekedi fabrique des crises artificielles pour créer une diversion permanente.
La révision de la Constitution et la création d’un climat de guerre civile urbaine ne visent qu’à masquer l’ampleur de ses échecs socio-politiques. Il espère ainsi détourner le regard des Congolais des véritables drames de la nation pour imposer son projet de présidence à vie.
Face à cette manipulation grossière et à ce gangstérisme d’Etat, le peuple congolais ne peut céder à la résignation. La jeunesse, la société civile et l’ensemble des forces vives doivent se lever, résister et refuser de servir de chair à canon pour un régime aux abois.
Il est temps de démasquer l’imposture, de rejeter ce rideau de fumée et de mettre fin aux dérives d’un homme qui n’a de président que le titre, mais dont les méthodes demeurent celles d’un voyou de rue.
Agasaro Jessica


































































