Le Rwanda a lancé un programme d’engraissement de bovins de boucherie afin d’accroître l’offre de viande sur le marché. C’est dans le souci de répondre à la demande croissante de la viande sur le marché rwandais sans porter préjudice à la santé de la population.
Selon le docteur Isidore Nsengimana, vétérinaire de profession et expert en épidémiologie, le Rwanda a pris cette initiative d’engraissement des bovins pour pallier le manque de viande sur le marché.
’’ Le gouvernement rwandais a mis en place des stratégies majeures pour stimuler la filière bovine face à une demande croissante en viande sur le marché’’, a-t-il expliqué.

Il a ajouté que cette viande est bien convoitée car très douce et délicieuse. De plus, cette pratique n’a pas de conséquences sur la santé des consommateurs de la viande car on utilise des méthodes purement naturelles.
pratique n’a pas de conséquences sur la santé des consommateurs de la viande car on utilise des méthodes purement naturelles.
’’ Il n’y a aucune conséquence pour la consommation de la viande des bovins engraissés. Nous utilisons des méthodes naturelles en augmentant la quantité de maïs, un aliment hautement énergétique. Il se convertit en matière grasse, et cela remonte la qualité de la viande’’, a-t-il indiqué.

Cette pratique d’engraissement des bovins est courante à Gako dans le district de Bugesera et dans le district de Nyagatare, selon Janvier Karangwa spécialiste de communication à l’Office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB central).
Dans une interview accordée au RBA, le maire par intérim du district de Nyagatare, Henry Kakooza, a révélé son appréciation de cette initiative.
’’ C’est une excellente initiative pour le district de Nyagatare. L’engraissement est une méthode très efficace pour améliorer rapidement le rendement et la qualité de la viande afin de répondre à la demande croissante du marché’’, a-t-il expliqué.
Il a ajouté qu’il faudra assurer un accès permanent à une eau propre, un défi historique mais crucial dans la région semi-aride de Nyagatare.

’’ Il faut également traiter systématiquement les animaux contre les parasites internes et externes dès leur arrivée dans le centre d’engraissement’’, a-t-il indiqué.
Selon le rapport de l’office rwandais du développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB), la consommation de la viande par habitant au Rwanda est actuellement de 14,8 kilos par an. Les données récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), montrent que la moyenne mondiale est d’environ 43 kilos par an. Dans les pays développés, la consommation de la viande est nettement plus élevée, avec une moyenne de plus de 100 kilos par an.
Vital Ndayambaje



































































