Le Chef de l’Etat rwandais Paul Kagame s’est joint, ce jeudi 10 septembre 2026, à d’autres chefs d’Etat et de gouvernement pour l’ouverture du Sommet international sur l’espace (SIE), coorganisé par la France et l’Allemagne. Il a défendu le financement et le déploiement opérationnel rapide de l’Agence spatiale africaine.
Ce sommet se tient au Grand Palais à Paris. Il réunit des dirigeants mondiaux et des acteurs clés afin de faire progresser le dialogue et la coopération sur l’avenir de l’espace. C’est notamment en ce qui concerne l’économie spatiale, l’exploration scientifique et l’utilisation durable de l’espace.
Il vise à examiner l’avenir du développement spatial et la manière d’exploiter efficacement son potentiel.
Lors de la table ronde ”African leaders’s vision for space”, le président Kagame a plaidé, aux côtés d’autres dirigeants africains comme le président nigérian Bola Tinubu et le président congolais Denis Sassou N’Guesso, pour l’indépendance industrielle et le renforcement des capacités spatiales de l’Afrique, notamment à travers l’Agence spatiale africaine.

Concernant la souveraineté spatiale africaine, le président Kagame a défendu le financement et le déploiement opérationnel rapide de l’Agence spatiale africaine.
Le Rwanda participe à ce sommet au moment où il a déjà affiché ses ambitions dans la recherche spatiale.
Il a, en effet, créé son agence spatiale en 2020 et a adhéré aux Accords Artemis en 2022. Il a également œuvré dans le cadre du Comité des Nations unies pour les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique.
Le pays mise de plus en plus sur l’utilisation des technologies spatiales pour favoriser un développement concret. Des applications satellitaires sont déjà utilisées ou à l’étude dans des domaines tels que l’agriculture, les télécommunications, l’éducation, la santé et la gestion des catastrophes.

Le Rwanda abrite également une station terrienne de télécommunications par satellite à Rwamagana, témoignant de sa volonté de renforcer ses capacités dans les secteurs en plein essor des technologies spatiales et numériques.
En marge de l’événement, le président Kagame s’est entretenu à Paris avec Khaled El-Enany, directeur général de l’UNESCO.
Leurs échanges ont concerné le partenariat entre le Rwanda et l’organisation, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la science, de la technologie et de la préservation du patrimoine culturel et mémoriel.
La France, pays organisateur du sommet, profite de cette rencontre pour promouvoir un dialogue politique et une coopération accrue dans le domaine spatial. Le sommet devrait déboucher sur des déclarations politiques et des annonces commerciales, plutôt que sur un traité international contraignant.
Vital Ndayambaje


































































