L’Union européenne déplore le rétablissement de la peine de mort en République Démocratique du Congo (RDC). Cette décision du gouvernement de la RDC entraine la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort daté de 2003 en RDC.
Cette déploration fait suite à la condamnation de 26 individus à la peine de mort le 8 août pour ”crime de guerre”, ”participation à un mouvement insurrectionnel” et ”trahison”.
Le même jour, le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a condamné à mort 6 membres de la Force du progrès, un groupe affilié au parti Union pour la Démocratie et le Progrès Social, pour entre autres ”association de malfaiteurs” et ”tentative de meurtre”
L’UE rappelle son attachement à la nécessité de garantir le droit à un procès équitable et au respect des droits des accusés, en ligne avec les obligations de droit international auxquels la RDC a souscrit.
L’Union Européenne renchérit en rappelant sa totale opposition à la peine de mort, en toutes circonstances.

” La peine de mort est incompatible avec le droit inaliénable à la vie et elle est cruelle, inhumaine et dégradante. Elle représente la dénégation ultime de la dignité humaine, échoue à l’heure de dissuader les actes criminels et rend les erreurs judiciaires irréversibles’’, a-t-elle déclaré.
” Nous l’avons fermement exprimé en ces termes avec tous les interlocuteurs appropriés en RDC, y compris récemment lors d’entretiens avec différents membres du Gouvernement et hauts fonctionnaires à Kinshasa,’’ a-t-elle conclu.
L’UE exprime ses vives craintes face à ce recul de l’état de droit, notamment si des exécutions venaient à être effectuées dans un pays qui avait jusqu’à présent choisi de maintenir un moratoire sur la peine capitale.
Le Rwanda voisin a aboli la peine de mort le 27 juillet 2007.
Cette décision, prise quelques années après le génocide commis contre les Tutsi en 1994, a été bravement salué par l’Union Européenne et Amnesty international.
Vital Ndayambaje




































































