Le secrétaire général adjoint des Nations Unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Rwandais Claver Gatete, a déclaré que l’eau est un préalable et le fondement de tout développement et que l’Afrique devrait y porter une attention particulière.
L’ambassadeur Claver Gatete a fait cette remarque à l’ouverture de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie. Selon Claver Gatete, l’eau est le fondement du développement durable.
’’ Elle soutient l’agriculture, alimente les systèmes énergétiques, appuie l’industrie, protège la santé publique, permet de bâtir des villes résilientes et renforce notre capacité d’adaptation au changement climatique’’, a-t-il déclaré.
Il a ajouté que lorsque les systèmes liés à l’eau font défaut, les systèmes alimentaires et de santé, les industries ainsi que les communautés en pâtissent tous.

’’Aujourd’hui, plus de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à de l’eau potable de base, tandis que plus de 700 millions de personnes ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité. Ces carences compromettent la santé, la productivité, la sécurité alimentaire et la dignité humaine, tout en freinant les progrès vers la réalisation de l’Agenda 2063’’, s’est-il indigné.
Pour Claver Gatete l’eau est au cœur de tous les grands défis de développement auxquels l’Afrique est confrontée aujourd’hui.
’’L’agriculture, par exemple, continue de faire vivre des millions de personnes et demeure la pierre angulaire de nombreuses économies africaines. Pourtant, la pluviométrie devient de plus en plus imprévisible. Les chocs climatiques réduisent déjà la productivité agricole et coûtent chaque année jusqu’à 5 % de leur PIB à certaines économies africaines’’, a-t-il fait remarquer.
La session ordinaire de l’UA, à laquelle s’adressait Claver Gatete, est placée sous le thème ’’Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement gérés en toute sécurité pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063’’.

Au cours de cette session de deux jours, les ministres ont délibéré sur un large éventail de priorités stratégiques visant à approfondir l’intégration régionale, à renforcer la coopération entre les Etats membres et à faire progresser la mise en œuvre de l’Agenda 2063, la feuille de route de l’Union africaine pour un continent intégré, prospère et pacifique.
Parmi les points clés de l’ordre du jour figuraient l’examen des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063, l’évaluation des décisions et des cadres institutionnels adoptés sous l’égide de l’ancienne Organisation de l’unité africaine (OUA) et de l’Union africaine, ainsi que l’évaluation des réalisations accomplies dans le cadre du thème de l’année 2026 de l’UA.
Les délibérations de cette année mettent l’accent sur le renforcement de la sécurité hydrique et l’élargissement de l’accès à des services d’assainissement gérés en toute sécurité. Il s’agit également du développement de la résilience climatique et la promotion d’une gestion durable des ressources naturelles, autant d’éléments essentiels à la transformation socio-économique de l’Afrique et à la réalisation de l’Agenda 2063.

Cette session a connu la participation de hauts dirigeants africains et internationaux.
Des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UA, de hauts responsables gouvernementaux, des diplomates et des représentants d’organisations régionales et internationales prennent également part à cette réunion. Le Rwanda y est représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe.
Cette 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine doit s’achever ce mercredi 29 juillet, ouvrant la voie au prochain sommet des dirigeants africains à Addis-Abeba.
Vital Ndayambaje




































































