Le Centre biomédical du Rwanda (RBC) a assuré que la lutte contre la propagation du VIH au Rwanda ne sera pas entravée par le risque d’une hausse du prix du préservatif, grâce à la distribution du préservatif intégrée dans les établissements sanitaires.
Dans un entretien avec les journalistes à l`occasion d’un atelier de formation organisé par ABASIRWA, la question relative aux difficultés économiques pouvant entraîner une hausse du prix des préservatifs par leurs producteurs, a été soulevée.
Le directeur de l’unité chargée de la tuberculose à RBC, Dr. Yves Habimana-Mucyo, a souligné que le Rwanda est parvenu à trouver une solution à ce problème, grâce au système d’intégration où les services liés à l’accès au préservatif sont désormais intégrés aux centres de santé.
” Nous sommes au courant de ce risque. C’est une question qui nous préoccupe, mais le gouvernement a consenti des efforts pour maitriser ce phénomène. Grâce au système d’intégration, les personnes à haut risque d’infection peuvent trouver les services dont ils ont besoin dans les centres de santé, tels que la distribution des préservatifs et autres services liés au VIH,” a déclaré Mucyo.
Il a indiqué que les préservatifs sont gratuits dans tous les centres de santé publics, les dispensaires et les hôpitaux du Rwanda. Le système de distribution s’appuie sur un réseau complet et multicanal, coordonné par le ministère de la santé et le centre biomédical du Rwanda (RBC), afin de lutter contre le VIH, les infections sexuellement transmissibles (IST) ainsi que les grossesses non désirées.

Actuellement, les préservatifs sont distribués gratuitement par le biais du réseau décentralisé de santé publique du Rwanda, qui compte environ 520 centres de santé et 1.280 postes de santé. Ces structures constituent le pilier de la stratégie nationale de prévention du VIH, des IST et des grossesses non désirées.
Concernant la tuberculose, le directeur de l’unité chargée de la tuberculose à RBC, a signalé que la tuberculose reste présente car les infections persistent, bien que le taux d`infection au Rwanda n’est pas inquiétant. Il a saisi cette occasion pour inviter la population rwandaise à recourir au dépistage volontaire en cas de signes suspects de cette maladie. Ceci pour éviter d`élever le taux d’infection.
Actuellement, le Rwanda est un leader mondial dans la prise en charge de la tuberculose (TB). Le pays des mille collines affiche un taux global de réussite thérapeutique d’environ 88 % à 90 % pour la tuberculose sensible aux médicaments et un taux impressionnant de 93,5 % pour la tuberculose multirésistante (TB-MR). Selon RBC, 7,6 % des cas présumés de tuberculose connaissaient leur statut sérologique vis-à-vis du VIH et 98,6 % des cas présumés de tuberculose ont subi un dépistage.
Cette réussite est le fruit des stratégies efficaces de prévention et de traitement telles que le dépistage décentralisé et le traitement gratuit ainsi que les campagnes de sensibilisation organisées dans le cadre de la lutte contre la tuberculose.
Kayitankore Dieudonné Dodos



































































