Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, dénonce le soi-disant ’’protocole’’ entre le gouvernement congolais et les FDLR. C’est après l’annonce par la RDC de la signature d’un protocole de désarmement avec les rebelles des FDLR.
La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la signature d’un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement avec les rebelles des FDLR. L’annonce a été faite le 28 juillet 2026 par Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale. Cette décision a été immédiatement rejetée par le Rwanda.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a déclaré que ce soi-disant protocole n’est nullement conforme aux accords de Washington.
’’ La signature de ce soi-disant protocole entre le père (le gouvernement congolais), le fils (les FDLR) et l’esprit malin (l’idéologie génocidaire) n’est nullement conforme aux Accords de Washington, qui ne prévoient rien de tel. Et pour cause, les FDLR, auteurs de génocide, ne sont pas parties prenantes à ces Accords, elles en constituent plutôt l’objet’’, a déclaré Nduhungirehe sur son compte X.
’’ Il s’agit donc d’une manipulation grossière de la part de Kinshasa et de ses valets, une manœuvre dilatoire de la RDC pour tenter de se soustraire à son obligation sécuritaire première, laquelle, selon le Concept d’opérations (CONOPS) et l’Ordre d’opérations (OPORD), devait être honorée dans un délai de 90 jours’’, a-t-il ajouté.

Le ministre Nduhungirehe s’est indigné que depuis la signature des accords de Washington, la RDC n’a jamais montré de volonté politique de mettre en œuvre ces accords mais plutôt a continué de soutenir les FDLR.
’’ Je rappellerai que depuis la signature des Accords de Washington, le 4 décembre 2025, le gouvernement de Kinshasa a non seulement intensifié son soutien militaire aux FDLR- dont une grande partie des effectifs est d’ailleurs intégrée à son armée – mais a aussi accéléré l’organisation politique de ce mouvement génocidaire, en s’adjoignant quelques personnalités politiques liées à l’ancien régime et résidant en Europe, notamment Jean-Luc Habyarimana, Fabien Singaye, Thomas Nahimana et Thaddée Kwitonda’’, a-t-il fait remarquer.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a qualifié cette annonce de “non-événement” et dénoncé une initiative “sans fondement juridique” au regard de l’accord de Washington conclu en décembre 2025 entre Kinshasa et Kigali sous l’égide des Etats – Unis.
’’ En conclusion, la mise en scène médiatique de cette trinité malveillante est un non-événement’’, a enfin déclaré le chef de la diplomatie rwandaise.
Vital Ndayambaje




































































