L’ambassadeur et représentant permanent du Rwanda auprès des Nations unies, Ernest Rwamucyo, a accusé la Mission de l’Organisation des Nations- Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) de violer son mandat en apportant du soutien aux FDLR dans leurs opérations.
Lors de la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations Unies tenue ce dimanche 26 janvier 2025, Ernest Rwamucyo a montré les préoccupations du gouvernement rwandais concernant le rôle joué par la MONUSCO dans l’Est de la RDC.
Rwamucyo a pointé du doigt la MONUSCO l’accusant de violer son mandat qui est le maintien de la paix et la protection des civils. Il a déclaré que lors des opérations, les forces de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), apportent du soutien à la coalition composée des groupes armés tels que FDLR et Wazalendo.

” Les opérations de la Monusco apportent un soutien aux FDLR en violation de la Convention des Nations Unies de 1989. Ceci est inacceptable et la Monusco risque de devenir une force belligérante dans ce conflit. La Monusco devrait concentrer ses ressources pour protéger les civils, en particulier ceux qui sont dans les camps de déplacés, au lieu de se battre aux côtés de cette coalition composée des FDLR, a déploré Rwamucyo.
” Il s’agit d’un mandat très clair, et ce mandat ne peut pas être modifié, surtout que certaines de ces forces, Wazalendo et FDLR, ont commis d’énormes atrocités dans l’Est de la RDC,” a-t-il ajouté.
Le représentant permanent du Rwanda auprès des Nations unies, Ernest Rwamucyo, a également souligné que le soutien de la MONUSCO aux Forces Armées de la RDC et aux FDLR constitue une menace sérieuse pour le Rwanda. Il faisait allusion à la récente déclaration du président de la RDC Félix Tshisekedi. Ce dernier a déclaré qu’il va mener une lutte pour le changement de régime au Rwanda.
” Un chef d’Etat qui déclare un changement de régime dans un autre pays est une affaire à ne pas prendre à la légère. Cette rhétorique, associée à la présence militaire significative de la coalition le long de la frontière rwandaise, est déstabilisante et inacceptable,” a fait savoir Rwamucyo.

Il a saisi cette occasion pour afficher la déception du gouvernement rwandais face à l’attitude de la communauté internationale dans le conflit de l’Est de la RDC. Ernest Rwamucyo a expliqué que la communauté internationale a sa part de responsabilité dans cette crise en étant complètement insensible aux causes profondes du problème. Il a vivement critiqué la communauté internationale pour avoir permis aux forces de la MONUSCO d’opérer complètement en dehors de leur mandat.
Le représentant permanent du Rwanda auprès des Nations unies a également critiqué le comportement des Nations Unies pour avoir condamné le M23 au lieu de dénoncer les FARDC et leur coalition pour violation du cessez-le-feu.

” Malheureusement, nous regrettons que la communauté internationale ait choisi de condamner le M23 pour avoir étendu ses territoires sans condamner les FARDC et leur coalition pour avoir violé le cessez-le-feu. Il a été conclu entre toutes les parties, qui auraient donc dû le respecter,” a déploré Rwamucyo.
Cette déclaration du représentant permanent du Rwanda auprès des Nations-Unies intervient après la prise de la ville de Goma par le M23. Lundi 27 janvier, le M23 a annoncé par la voie d’un communiqué la prise de contrôle de la ville de Goma, annonçant la fin de l’ultimatum accordé aux Forces armées de la RDC (FARDC) et la suspension des activités lacustres. Le M23 a appelé les habitants au calme, assurant que la situation est sous contrôle.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































