Le ministère des Finances et de la planification économique (MINECOFIN) annonce qu’au premier trimestre 2026, le Produit intérieur brut (PIB) est estimé à 6, 346 milliards de Frws, en hausse par rapport aux 5,276 milliards de Frws du premier trimestre 2025. Cette hausse du PIB est évaluée au pourcentage de 10%.
Selon le ministre des finances et de la planification économique, Yussuf Murangwa, la crise au Proche Orient n’a pas affecté grandement l’économie rwandaise au premier trimestre. Cette crise a commencé alors que les grands projets étaient déjà en cours.
’’Au premier trimestre 2026, malgré la crise au Proche Orient, l’économie rwandaise a maintenu une forte dynamique de croissance après une année 2025 exceptionnelle qui a enregistré une hausse globale de 9, %. ’’, s’est-il réjoui.

Le directeur général adjoint de l’Institut National de la Statistique (NISR), Jean Claude Mwizerwa, a précisé que le produit intérieur brut (PIB) a enregistré une croissance de 10%, portée en grande partie par le secteur industriel, celui de l’agriculture ainsi que celui des services.
’’ Les secteurs clé de cette croissance sont l’agriculture qui a augmenté de 8%, l’industrie de 13% et les services de 7%.’’, a-t-il indiqué.
La valeur monétaire du PIB dominée par les services
Le Produit intérieur brut (PIB) est estimé à 6, 346 milliards de Frws au courant de ce premier trimestre. Comme l’a expliqué le ministre des finances et de la planification économique, Yussuf Murangwa, les services ont contribué au PIB à hauteur de 52 %, l’agriculture à hauteur de 19 % et l’industrie à 24 %. D’autres secteurs ont contribué pour 7 %.
Selon le rapport du MINECOFIN et de NISR, au sein du secteur agricole, la production de cultures vivrières a augmenté de 3 %. Les cultures d’exportation ont progressé de 39 % grâce à une hausse de 86 % de la production de café, malgré une baisse de 3 % de la production de thé.
Au sein du secteur industriel, l’extraction minière a progressé de 20 %, le secteur de la construction de 11 % et le secteur manufacturier de 15 %.

Dans le secteur de l’extraction minière, la production minière a bondi de 50 %, ce qui s’est traduit par une hausse des exportations. Les exportations de cassitérite ont augmenté de 31 %, celles de coltan de 125 %, tandis que les exportations de tungstène sont restées stables par rapport au premier trimestre 2025.
Le secteur manufacturier a progressé de 15 %. Cette croissance est tirée par une augmentation de 52 % dans la fabrication de produits métalliques, de machines et d’équipements, de 57 % dans la fabrication de produits minéraux non métalliques (principalement du ciment et des briques), de 21 % dans la fabrication de produits chimiques, de caoutchouc et de plastique, et de 22 % dans la fabrication de produits en bois et en papier, ainsi que dans l’imprimerie.
Dans le secteur des services, le commerce de gros et de détail a progressé de 11 %, de même que les services de transport (dont 7 % pour le transport aérien et 10 % pour le transport terrestre). Parmi les autres services, l’hôtellerie-restauration a reculé de 16 %, les services d’information et de communication ont augmenté de 22 % et les services financiers de 11 %. Les services administratifs et de soutien ont progressé de 20 %, les services d’éducation de 3 %, tandis que l’administration publique et les services de santé ont reculé respectivement de 1 % et 18 %.

Le Ministère des Finances et de la Planification Economique (MINECOFIN), en collaboration avec l’Institut National de la Statistique du Rwanda (NISR), publie régulièrement les chiffres du Produit Intérieur Brut (PIB). Ces données sont généralement présentées de manière périodique, détaillée et consolidée.
C’est pour mesurer la richesse créée par le pays sur une période donnée, évaluer l’efficacité des politiques publiques et guider les décisions budgétaires. Cela permet d’assurer une gestion transparente des finances publiques.
Vital Ndayambaje



































































