Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) vient de conclure un accord au niveau des services avec les responsables du gouvernement rwandais. Il s’agit du sixième et dernier examen d’un programme triennal visant à maintenir la stabilité macro-économique, à faire progresser les réformes structurelles et à renforcer la résilience économique.
Au cours d’une visite de 2 semaines sur terrain, l’équipe du FMI a évalué les progrès réalisés par le gouvernement rwandais dans toutes les réformes et tous les objectifs quantitatifs. Elle a noté que le gouvernement avait clairement défini une voie à suivre pour préserver la stabilité macro-économique, tout en faisant progresser son programme de développement.
Le chef de la mission du FMI, Albert Touna Mama, a salué les efforts du Rwanda pour la stabilisation de son économie.

’’ L’économie rwandaise s’est révélée remarquablement solide, même face aux défis mondiaux. Les politiques cohérentes et bien planifiées du gouvernement ont été la clé de ce succès. Ce partenariat a contribué à jeter des bases solides pour une stabilité et une croissance continue, et le FMI reste un partenaire engagé auprès du Rwanda’’, a-t-il affirmé.
De son côté, le secrétaire d’Etat au ministère des finances et de la planification économique, Godfrey Kabera, a souligné l’importance de ce programme de partenariat.

’’Ce partenariat avec le FMI a fourni une feuille de route précieuse pour notre politique économique. En nous concentrant sur l’augmentation de nos propres recettes, en dépensant judicieusement et en renforçant nos institutions, nous avons bâti une économie plus résiliente. Alors que nous achevons ce programme, notre priorité reste de garantir une croissance forte et inclusive’’, a-t-il assuré.
Comme il a été expliqué, la croissance devrait rester robuste, l’inflation contenue dans la fourchette cible et les balances extérieures soutenues par les entrées liées aux investissements.
Il a été également noté que les chocs récurrents de ces dernières années et les besoins de financement des projets d’infrastructure prioritaires ont exercé des pressions temporaires sur les réserves budgétaires.

Toutefois, la mise en œuvre intégrale du train de mesures fiscales récemment adopté devrait permettre au ratio impôts/PIB de suivre une trajectoire ascendante solide. Ceci devra améliorer la mobilisation des ressources nationales et renforcer la viabilité de la dette.
Le secrétaire d’Etat Godfrey Kabera a expliqué que les emprunts liés à la construction du nouvel aéroport international de Kigali entraîneront une légère augmentation de la dette publique à court terme. Toutefois, a-t-il précisé, ce projet représente un investissement stratégique qui aura des retombées économiques importantes à long terme.
L’équipe du FMI a exprimé sa gratitude aux autorités rwandaises pour leur excellente coopération et les discussions fructueuses.

L’instrument de coordination des politiques (ICP) est une forme particulière d’aide apportée par le FMI. Il fournit des orientations et aide les pays à manifester leur engagement en faveur de politiques économiques saines, sans impliquer de prêt.
La coopération entre le Rwanda et le FMI se concentre sur le soutien économique, notamment à travers des programmes comme la facilité pour la résilience et la durabilité (RSF). Cette collaboration vise à renforcer l’économie rwandaise face aux défis climatiques, à mobiliser des financements privés pour l’action climatique et à soutenir des réformes économiques structurelles.
Vital Ndayambaje




































































