Le discours prononcé par le Président Félix Tshisekedi de la RDC au Forum ”Global Gateway Forum” le 09 octobre à Bruxelles contient certaines assertions invraisemblables.
L’une de ses balivernes ayant été plus virale sur les médias sociaux, c’est quand il nie avoir affiché une attitude belliqueuse à l’égard des pays voisins, en citant notamment le Rwanda.
” A aucun moment je n’ai affiché une attitude belliqueuse quelle qu’elle soit à l’égard du Rwanda ou de l’Ouganda ou d’un autre de nos neuf voisins,” a déclaré Félix Tshisekedi à Bruxelles.
Le bureau de la porte-parole du gouvernement rwandais a rappelé que le Président de la RDC a, à maintes reprises, employé une rhétorique hostile à l’égard du Rwanda, notamment durant sa campagne de réélection, où il qualifia le Président du Rwanda de Hitler. Il menaça de déclarer la guerre au Rwanda devant les deux chambres du parlement de son pays. Il s’en est vanté publiquement, évoquant l’utilisation de drones et de bombardements sur Kigali.
” A la moindre escarmouche, de chez nous, nous pouvons atteindre Kigali,” a affirmé Tshisekedi pendant sa campagne en 2023.
Il s’est engagé à “collaborer avec les ennemis du Rwanda” afin de renverser le gouvernement rwandais et de “libérer le peuple rwandais”. Ce n’est plus un secret pour personne, le régime Tshisekedi a intégré dans son armée, FARDC, le groupe armée FDLR qu’il a équipé et qui bénéficie de la solde militaire.
Cette attitude hostile et belliqueuse est constamment affichée par le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, lors de tous les forums régionaux et internationaux, y compris lorsqu’il appelle à des mesures coercitives et à des sanctions contre le Rwanda à l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette logique de bouc émissaire se retrouve systématiquement chez les responsables congolais, quel que soit le contexte.
Sur le plan interne, les autorités congolaises continuent de susciter la haine et l’hostilité à l’égard du Rwanda, imputant tous leurs malheurs à ce pays voisin.
Cela inclut l’ancien ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba, qui a à plusieurs reprises ciblé et menacé les Rwandais ainsi que les Tutsi congolais, avant d’imputer au Rwanda sa propre condamnation pour détournement de fonds.
On constate également l’inculcation d’une idéologie anti-Tutsi et anti-Rwanda aux enfants dans les écoles congolaises, ainsi que le lancement de campagnes ciblées contre le Rwanda auprès de gouvernements étrangers.
La RDC a tenté de saboter des partenariats sportifs internationaux liés à la marque” Visit Rwanda”. Des citoyens rwandais ont été arbitrairement arrêtés, détenus et torturés dans les prisons de Kinshasa, et au moins deux d’entre eux sont morts en détention.
La RDC a fermé son espace aérien aux vols civils en provenance du Rwanda.
De nombreuses procédures judiciaires frivoles ont été engagées contre le Rwanda, témoignant d’une volonté de ”forum shopping” judiciaire.
Depuis 2019, plus de vingt attaques transfrontalières et violations de l’espace aérien rwandais ont été recensées, notamment des bombardements en janvier 2025 sur Rubavu (Ouest du Rwanda) par l’armée congolaise et ses alliés, ayant causé la mort de seize civils rwandais.
La clé pour la paix tenue par Tshisekedi
Quand Tshisekedi demande au président Paul Kagame de donner l’ordre aux troupes de M23 pour avoir la paix, la balle lui est relancée.
” Le Président de la RDC a, à plusieurs reprises, manqué de faire ce qui était juste. La paix en RDC ne pourra être atteinte qu’en s’engageant dans des négociations avec le mouvement rebelle congolais AFC/M23, conformément au processus de Doha auquel la RDC a accepté de participer,” a répliqué le bureau de la porte-parole du gouvernement.
A propos de la question de l’escalade évoquée par Tshisekedi et qui doit être arrêtée, il lui est signifié que la désescalade se trouve dans ses mains.
” La désescalade est entre les mains du Président de la RDC: neutraliser les FDLR, désarmer et démobiliser la milice Wazalendo, et mettre fin à l’accumulation de milliers de soldats hostiles de l’armée burundaise, qui ont afflué au Sud-Kivu, tous déterminés à travailler avec les FARDC pour violer le cessez-le-feu et attaquer des localités civiles.”
Le président Tshisekedi qui a voulu, lors de ”Global Gateway Forum” , se présenter comme un homme de paix, les faits révèlent le contraire.
Depuis 1999, plus de dix accords et feuilles de route pour la paix ont été conclus et signés, mais jamais mis en œuvre, faute de volonté politique de la part du Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et en raison de l’insistance de son gouvernement à privilégier une solution militaire.
Le gouvernement congolais a mobilisé et encouragé des discours déshumanisants, ainsi que la persécution, le nettoyage ethnique et l’exil de certaines communautés congolaises à l’intérieur de la RDC, en imputant la responsabilité de ces actes au Rwanda.
Gérard Rugambwa




































































