Le Rwanda s’est classé au premier rang en Afrique, à égalité avec l’Afrique du Sud, dans le rapport 2026 de l’Institute of International Finance (IIF). Cette première participation du Rwanda met en avant la meilleure gestion de sa dette et sa communication efficace.
Le Rwanda s’est distingué parmi les nations africaines dans le rapport annuel de l’Institute of International Finance (IIF). Ce rapport montre la manière dont les économies en développement et émergentes gèrent leur dette souveraine, communiquent avec les investisseurs et interagissent avec les marchés financiers internationaux.
Dans le rapport 2026 de l’IIF sur les relations avec les investisseurs et la transparence de la dette, le Rwanda a obtenu un score de 43,4 sur 50. C’est à égalité avec l’Afrique du Sud, plaçant ainsi les deux pays en tête du classement pour le continent.
Le rapport souligne que la transparence et des relations efficaces avec les investisseurs sont essentielles pour les pays en quête de prêts à des conditions avantageuses, d’investissements et de partenariats économiques.
Le ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a récemment déclaré que près de 90 % de la dette du pays sont constitués de prêts à faible coût, caractérisés par de longues périodes de remboursement et des taux d’intérêt très bas.
’’ La majorité des prêts contractés par le Rwanda affichent des taux d’intérêt de 0 %, 0,2 % ou 1 %. Il s’agit du type de prêts privilégié par le pays lorsqu’il emprunte’’, a-t-il souligné.

’’ Lorsque vous obtenez des fonds à très faible coût et que vous les investissez judicieusement, ne pas les accepter constituerait une erreur plus grave que de les accepter. C’est ce qui stimule nos progrès. En fait, de nombreux pays aspirent à accéder à des fonds comme nous le faisons, mais peinent à y parvenir en raison de problèmes de gestion économique’’, a-t-il ajouté.
Le rapport note que la participation du Rwanda à cette évaluation, aux côtés de pays tels que l’Ukraine et le Vietnam, démontre comment l’engagement dans des évaluations de la transparence peut aider les nations à améliorer leur fonctionnement, à satisfaire aux exigences des prêteurs et à maintenir leur accès aux marchés financiers internationaux.
L’IIF affirme qu’une communication efficace aide les investisseurs à bien comprendre les opportunités et les défis d’investissement dans le pays.
Le rapport a été publié alors que les pays en développement sont confrontés au défi d’obtenir des prêts et des subventions internationales pour investir dans des secteurs tels que les infrastructures, les énergies renouvelables, la technologie et la santé.
L’IIF indique que les pays dotés de mécanismes solides de dialogue avec les investisseurs ont davantage de chances d’instaurer la confiance sur le marché international.
C’est pour la première fois que le Rwanda figure dans cette évaluation annuelle, publiée depuis 2005, qui porte sur 57 économies en développement et émergentes.
Vital Ndayambaje



































































