Les pays africains sont appelés à intensifier l’utilisation de nouvelles technologies numériques, pour améliorer l’inclusion financière, en fournissant un accès aux clients non desservis et mal desservis en matière de l’assurance.
Au cours d’une réunion tenue à Kigali pour examiner les voies et moyens de promouvoir le secteur de l’assurance en Afrique, ce jeudi 20 avril, la nécessité d’intensifier l’exploitation des nouvelles technologies a été démontrée.
L’innovation dans le secteur de l’assurance en Afrique a été lente et ne représente que 3% du produit intérieur brut PIB, soit moins de la moitié de la moyenne mondiale de 7%. Pourtant, l’assurance constitue un bouclier de sécurité contre de nombreuses menaces extérieures, telles que les catastrophes naturelles, les menaces sanitaires dont les maladies, et les perturbations économiques.
Au cours de cette réunion, il a été démontré que les technologies numériques modifient rapidement le paysage de l’assurance en Afrique subsaharienne. La démonstration a été faite dans 3 pays africains qui sont le Nigeria, l’Ethiopie et l’Egypte.

Pour Valens Kimenyi, directeur du service financier à la banque nationale du Rwanda BNR, l’innovation dans le secteur de l’assurance a été lente pour différentes raisons.
’’ Elle est freinée par la réticence des autorités réglementaires à approuver différentes approches, par le manque de connaissances des techniques de l’assurance en matière de développement de produits et de comportement des consommateurs, par le manque de données, et par la faible disponibilité des financements dans les phases de démarrage et de croissance’’, a déclaré Valens Kimenyi.
Il a ajouté que la numérisation peut également réduire les coûts administratifs, introduire de nouveaux modèles commerciaux adaptés aux besoins des clients et améliorer la valeur ajoutée pour ces derniers.
Devant cette situation, il a été créé en 2020 le BimaLab qui vise à répondre à certains des principaux défis de l’assurance en Afrique. En deux ans, le programme a permis à 40 petits assureurs, appelés insuretechs, dans 3 pays de gagner en visibilité et de faire pression pour obtenir les ressources nécessaires à la mise à l’échelle de leurs innovations. Plus de 500 000 clients ont été touchés et plus d’un million de dollars ont été collectés par les insurtechs du BimaLab.

La nouvelle subvention aidera à définir un chemin pour étendre le BimaLab de 3 à 10 pays dont le Rwanda, permettant ainsi une plongée plus profonde et la création d’un mécanisme pour un soutien technique et un financement continus.
Le programme fournira aux innovateurs un environnement réglementaire propice au développement de leurs idées. Il créera en outre un nouveau réseau facilitant les partenariats stratégiques.
Cette réunion, organisée par la banque nationale du Rwanda BNR, en collaboration avec FSD Africa (Financial Sector Deepening Africa), avec l’appui du gouvernement britannique, a recommandé que toutes ces stratégies servent de soutien à l’amélioration de la résilience africaine grâce à l’utilisation de l’assurance pour le développement et le bien-être de la population.
Vital Ndayambaje




































































