De forts soupçons pèsent sur une femme qui aurait violé un jeune adolescent. Elle se trouve dans les mains du Bureau Rwandais d’Investigation (RIB) de Nyamata en attendant que son dossier soit transféré à l’Organe de Poursuite Judiciaire.
Une femme de sexe âgée de 40 ans est présumée coupable de viol d’un jeune adolescent de 16 ans domicilié à Nyarugati II, cellule Kanazi, secteur Nyamata, dans le district de Bugesera.
Ce garçon mentalement anormal nommé Nya (pseudonyme) venait de regarder un film. Cette femme de sexe du nom de Mukamusoni l’aurait conduit dans sa maisonnette dans la nuit du lundi 20 juin, juste à côté de chez Nya. Elle aurait fermé la porte, avant de prendre l’initiative de violer ce jeune garçon étudiant en 6 eme primaire.
« Elle ne mérite pas d’aller au ciel. Elle pouvait s’approcher des hommes qui vont puiser de l’eau, » dit Nya. « Elle m’a contaminé une maladie sexuellement transmissible. Je l’ai dit à l’école aux enseignants. Je souffrais au moment d’uriner. On m’a conseillé d’aller me faire soigner. A l’hôpital on m’a donné beaucoup de comprimés, » explique Nya.

Mukamusoni est une nouvelle résidente dans le village de Nyarugati II. Elle est venue de Musenyi. Elle a quitté son foyer pour devenir une femme de sexe. Elle était mariée et mère de 5 enfants. Nya est de l’âge de ses enfants.
Une voisine de Mukamusoni nommée Claudine Tuyishime affirme que cette femme de Musenyi avait l’habitude d’amener dans sa maisonnette tantôt des adolescents, tantôt des adultes au vu et au su de tout le monde.
Le chef du village de Nyarugati II, Vénuste Mukezangango, le confirme. « C’est une femme de sexe. Elle a violé cet adolescent avec des problèmes mentaux, » affirme Mukezangango.
Cette autorité de base déclare avoir pris les mesures nécessaires pour remettre Mukamusoni dans les mains de son chef hiérarchique (cellule). Il a déposé également un rapport écrit sur ce cas. Elle a été ensuite transférée au bureau de secteur Nyamata puis au Bureau Rwandais d’Investigation (RIB) dans la même entité administrative.
Toutefois il montre que cette femme était nouvelle dans ce village. « Cette femme est venue de Musenyi. Je connais sa famille à Musenyi. Mais je ne sais pas quand elle a déménagé pour s’installer dans ce village. Je ne la connaissais pas dans mon village, » nie Vénuste Mukezangango.

Claudette Mukarumanzi, coordinatrice du Conseil National des Personnes avec handicap (NCPD) au niveau du secteur Nyamata affirme qu’il y a beaucoup de personnes avec handicap violées à Nyamata. Et la plupart de fois, la justice n’est pas rendue, selon elle.
Rose Umutesi, à la tête de l’Organisation Nationale des Usagers et Survivants de la Psychiatrie au Rwanda (NOUSPR) révèle que les personnes mentalement malades connaissent beaucoup de problèmes. « Les personnes atteintes de troubles mentaux sont confrontées à de nombreux défis et problèmes qu’elles ne peuvent pas combattre elles-mêmes, » indique-t-elle.

Et cette organisation ne dispose pas de moyens suffisants pour faire le suivi de toutes les difficultés connues par cette catégorie de la population, selon Rose Umutesi.
NOUSPR a été créée en 2007 pour donner la voix aux personnes avec handicap psychosocial au Rwanda. Certains des objectifs poursuivis par cette organisation sont notamment l’amélioration de la santé mentale au Rwanda ; et les moyens de subsistance des personnes atteintes d’un handicap mental ainsi que de leurs familles afin de contribuer efficacement à leur bien-être.
Gérard Rugambwa



































































