Un atelier national se tient à Kigali pour renforcer les capacités des parties prenantes rwandaises sur la transparence de l’action climatique. L’objectif est aussi de consolider un plan d’action national pour améliorer les cadres de transparence de l’action climatique.
Le ministère de l’Environnement, en collaboration avec le Hub régional de la CEEAC pour la transparence de l’action climatique, organise un atelier national du 28 au 30 juin.
Le besoin de transparence dans l’action climatique est une obligation des parties à l’Accord de Paris conformément à son article 13. La transparence dans l’action climatique est la base de la confiance entre les Parties à l’Accord de Paris.

” L’analyse des lacunes existantes en matière de transparence de l’action climatique dans la sous-région révèle certaines faiblesses. Celles-ci limitent le développement de cadres de transparence durables dans les Etats membres de la CEEAC,” indique Gervais Itsoua Madzous, coordinateur du Hub régional de transparence de l’action climatique des Etats d’Afrique Centrale.
D’autres parts, certains pays développés ne sont pas spontanés dans le financement pour l’action climatique.
” Les pays développés qui doivent financer l’action climatique n’ont jamais respecté leur engagement. Ainsi en 2015, il y a eu l’adoption de l’accord de Paris. Il a été décidé de mettre en place un cadre transparent renforcé,” montre Gervais Itsoua Madzous.

Les parties prenantes doivent élaborer un rapport digne de confiance sur l’action climatique. Pour ce faire, elles doivent connaître les indicateurs pour aider à produire un rapport complet et correct.
” Avant le rapport que l’on donnait aux bailleurs était incomplet. Le nouveau rapport devra inclure de nouveaux secteurs,” déclare Béatrice Cyiza, directrice générale en charge de l’environnement et du changement climatique au ministère rwandais de l’environnement.
Selon Béatrice Cyiza, le financement extérieur, en particulier, est un problème dans beaucoup de pays. La conférence des Parties à Paris est un cadre de dialogue et de négociation.

” Il faut pouvoir convaincre par la politique et les programmes en vigueur, mais également savoir à qui s’adresser,” affirme Béatrice Cyiza. De plus, il faut associer le secteur privé dans l’action climatique.
Cette formation a été déjà organisée dans 6 pays de la région d’Afrique Centrale. Le Rwanda ne se trouve pas parmi les pays ayant beaucoup de difficultés à trouver un financement en faveur de l’action climatique.
Il a été sélectionné comme pays pionnier pour la Taskforce sur l’accès au financement climatique, co-présidée par le Royaume-Uni et les Fidji.

Le pays a été choisi en raison de ses excellents antécédents en matière d’utilisation efficace du financement climatique. Sa vision audacieuse visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 38 % d’ici à 2030 et son ambition à devenir une économie résiliente au changement climatique et nette zéro d’ici à 2050 ont été aussi considérées.
Gérard Rugambwa




































































