La production agricole à Kagitumba, dans le district de Nyagatare, est passée de 2 à 7 tonnes par hectare. Ce rendement est due au système d’irrigation mis en place et l’encadrement fourni par des agronomes.
Les paysans de Kagitumba se targuent d’avoir multiplié leur production agricole par 4 et par hectare depuis qu’ils exploitent un système d’irrigation dans la plaine de Kagitumba, située à l‘Est du pays.
” Avant l’installation d’un système d’irrigation, la récolte ne dépassait pas 2 tonnes. Aujourd’hui l’on va jusqu’à 9 tonnes. C’est grâce au système actuel d’irrigation à 80 %,” indique Ngabirano Wilberforce, président de la coopérative Kaboko. Celle-ci cultive dans deux secteurs, Matimba et Musheri.

Ces paysans de Kagitumba cultivent le maïs, les haricots, le soja et les légumes en rotation sur 10% de la superficie exploitable. Les légumes cultivés sont les haricots verts, le piment et les courges principalement.
Des agronomes pratiquant le coaching de proximité
Pour une question d’efficacité, les agronomes de HORECO pratiquent le coaching de proximité. ” Il faut être très proche de l’agriculteur. L’intervention d’un seul agronome ne dépasse pas une superficie de 200 hectares,” dit Mutsindashyaka Amisi, formé en Israël.
Dans son travail quotidien, l’agronome a la responsabilité de rappeler au paysan le moment de préparer les semences. Il y a peut-être des insectes ravageurs dans le champs, l’agronome indique le médicament à pulvériser. Il va rappeler le moment de préparer le stockage, quand distribuer l’eau dans les champs et doit verifier si les instructions données ont été respectées …

Selon Mutsindashyaka Amisi, le nombre d’agronomes disponibles influe sur le rendement agricole.
Les paysans font des bénéfices
Ces agriculteurs signent des contrats de vente avant la récolte. Le marché et le gain sont assurés. Mutsindashyaka Amisi révèle que celui qui loue la terre exploitée gagne un bénéfice de 1,5 million de FRWs par hectare. Tandis que le propriétaire terrien, après toutes les dépenses, il encaisse plus de 2 millions.
Ces paysans ne connaissent pour le moment qu’un seul défi: l’insuffisance des moyens de séchage et de conservation des récoltes: une opportunité d’investissement.
Gérard Rugambwa



































































