L’agence de coopération belge, ENABEL, vient de lancer une compétition internationale des femmes entrepreneures dans l’élaboration des projets. Le prix AWA sera attribué aux meilleures.
ENABEL organise une compétition des femmes entrepreneures dans 16 pays d’Afrique et du Proche Orient sur l’élaboration des projets générateurs de revenus. La candidate la meilleure gagnera 50 mille Euros, soit plus de 52 millions de francs rwandais.
“Ce montant ne sera pas remis en argent liquide à la gagnante,” précise Lamisse Kandil, directrice d’intervention du Prix Awa à l’ENABEL. “Il servira dans de petits achats, le coaching, l’accompagnement, la formation, le stage, les voyages pour faire des expositions, et il y aura également une semaine de networking sur mesure en Belgique,” explique-t-elle.

Cette compétition vise à aider les femmes rurales à se faire une place au soleil, Elle cherche aussi à intégrer toute la famille. “L’on ne peut pas parler de femmes sans les hommes,” souligne Lamisse Kandil.
C’est un Prix qui permettra, en plus, de créer une grande communauté de femmes. “Quand on arrive à avoir une femme qui élève sa voix pour dire ce qu’elle fait cela inspire toutes les autres femmes,” montre Kandil. “On essaie de mettre l’accent sur le rôle modèle pour que les femmes voulant commencer leur business n’aient plus peur,” ajoute-t-elle.

Manque de confiance en soi…
Mary Uwotwambaza dispose d’une entreprise d’élevage de 1800 poulets à Rwamamagana. ENABEL lui a assuré une formation des formateurs pour encadrer les femmes rurales. Elle confirme que la femme manque de confiance en elle-meme pour s’engager dans l’entrepreunariat.
“La femme ne s’engage pas dans l’entrepreunariat car elle connait un problème de capital et de confiance en soi,” signifie-t-elle. “Il faut les organiser en coopérative pour favoriser leur développement,” suggère-t-elle.

Les femmes affirment continuer à faire face au défi d’accès aux crédits bancaires. “Lorsqu’une femme a besoin d’un financement pour lancer un projet générateur de revenus, son mari n’accepte pas que leur propriété foncière soit hypothéquée, par exemple” déclare une femme de Kigali. “Il ne croit pas en la capacité de sa femme de gérer une entreprise,” explique-t-elle.
L’Observatoire du Genre au Rwanda (GMO) constate que l’on doit encore fournir un effort pour éradiquer cette mentalité selon laquelle la femme n’a pas les capacités d’initier un projet et de le gérer avec succès.
Par ailleurs, cette institution se montre satisfaite pour cette initiative de l’agence de coopération belge, ENABEL. “Nous sommes heureux pour l’organisation de cette compétition. Elle augmente les chances d’acquérir de nouvelles connaissances dans l’entrepreunariat féminin,” affirme Florien Rurihose, Observateur en chef adjoint chargé de l’intégration du genre.

Il ajoute que le lancement du Prix Awa au Rwanda servira à renforcer les acquis en matière de l’égalité des genres.
ENABEL a choisi la terre rwandaise pour lancer cette compétition car c’est un pays inspirant. C’est aussi une des nations d’Afrique ou l’on peut trouver beaucoup de femmes entrepreneures.
Pour participer, il faut être agé de plus de 18 ans, être une femme, avoir une entreprise formelle enregistrée depuis au moins un an. Enfin, les entreprises doivent avoir un impact positif sur les communautés, sur l’environnement et sur la société.
Gérard Rugambwa



































































