Suite à la promulgation par l’Ouganda de la loi contre l’homosexualité, la Banque mondiale vient de faire une déclaration sur ce pays, menaçant d’arrêter tout nouveau financement en faveur de l’Ouganda.
Le Groupe de la Banque mondiale vient de publier une déclaration expliquant que la loi ougandaise contre l’homosexualité contredit fondamentalement les valeurs du Groupe de la Banque mondiale.
”Nous pensons que notre vision de l’éradication de la pauvreté sur une planète viable ne peut réussir que si elle inclut tout le monde, sans distinction de race, de genre ou de sexualité. Cette loi sape ces efforts. L’inclusion et la non-discrimination sont au cœur de notre travail dans le monde entier’’, indique le communiqué.
Immédiatement après la promulgation de la loi, la Banque mondiale a déployé une équipe en Ouganda pour examiner son portefeuille dans le contexte de la nouvelle législation.
Cet examen a permis de déterminer que des mesures supplémentaires étaient nécessaires pour garantir que les projets soient mis en œuvre dans le respect des normes environnementales et sociales, établies par la Banque mondiale.

Notre objectif, poursuit le communiqué, est de protéger les minorités sexuelles et de genre contre la discrimination et l’exclusion dans les projets que nous finançons. Ces mesures font actuellement l’objet de discussions avec les autorités.
”Aucun nouveau financement public en faveur de l’Ouganda ne sera présenté à notre conseil d’administration, tant que l’efficacité des mesures supplémentaires n’aura pas été testée’’, indique le communiqué de la Banque mondiale.
”Le Groupe de la Banque mondiale entretient depuis longtemps des relations fructueuses avec l’Ouganda. Nous restons déterminés à aider tous les Ougandais, sans exception, à sortir de la pauvreté, à accéder aux services essentiels et à améliorer leur vie’’, conclut le communiqué du groupe de la Banque mondiale sur l’Ouganda.
La loi anti homosexualité 2023 a été votée par le parlement ougandais le 02 mai 2023. Elle a été ensuite promulguée par le Chef de l’Etat, Yoweri Kaguta Museveni.
Selon le texte, celui qui promeut sciemment l’homosexualité encourt jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. S’il s’agit d’une organisation, elle risque dix ans d’interdiction.
Vital Ndayambaje



































































