Le district de Nyaruguru s’est engagé à étendre la culture de thé à 500 hectares supplémentaires au cours de cette année budgétaire 2024-2025. Un appel est lancé à la population dont la terre reste inexploitée à s’adonner à la culture de l’or vert.
Au moment ou ”SCON” (Services Company Outgrowers) lance sa saison culturale, le directeur en charge de l’agriculture et des ressources naturelles dans le district de Nyaruguru, Philippe Uwambajimana, appelle la population à planter le théir sur leurs terres inexploitées.
” Le district compte cultiver 500 hectares comme cela figure dans le contrat de performance ‘Imihigo’. Pour y arriver, il faut que chacun s’y mette. En joignant nos efforts ensemble, nous y arriverons,” déclare Philippe Uwambajimana.

Selon Philippe Uwambajimana, la culture du thé améliore les conditions de vie de la population.
” La terre qui était inexploitable est en train d’améliorer les conditions de vie de la population. Nous devons continuer dans la même voie. Celui qui cultive le théir ne le regrette pas,” indique Philippe Uwambajimana, directeur en charge de l’agriculture et des ressources naturelles à Nyaruguru.
Cette population naguère devait parfois émigrer à l’intérieur du pays à la recherche des conditions de vie meilleures. Aujourd’hui cette zone de haute altitude, avec l’appui de SCON, sert à la culture du théir, une plante industrielle. Les cultivateurs ayant goûté aux revenus de l’or vert sont sortis de leur résignation à sombrer dans la misère. Ils sont devenus très motivés au travail.

” Si l’on pouvait nous aider à lancer d’autres projets générateurs de revenus,” propose Mukandoli Spéciose, village Mubuga, cellule Mubuga, secteur Kibeho.
” Avec la culture du thé, l’on gagne de l’argent. C’est vraiment bénéfique,” dit-elle. Elle affirme qu’ils peuvent satisfaire à leurs besoins primaires, payer les frais scolaires pour leurs enfants, s’acheter du petit bétail, trouver même de l’argent pour les groupes d’épargne et de crédit.

Elle regrette seulement l’oisivité due à la période de chômage technique. Selon cette brave dame, ils souhaitent passer à une autre étape. Celle de la production de l’huile végétale ou des savons par exemple. Ils ne demandent que le savoir et le savoir-faire.
Le plan quinquennal de développement (NST2) a prévu une augmentation de 13 % de la culture de thé au niveau national. L’engagement du district de Nyaruguru d’ajouter 500 hectares pendant cette année budgétaire 2024-2025 cadre bien avec la planification nationale.
Gérard Rugambwa



































































