La compagnie aérienne de la RDC, Congo Airways, risque de fermer les portes. C’est suite aux graves problèmes financiers. La compagnie a jusqu’au 2 mars pour trouver d’autres options, sous peine de perdre son certificat de transporteur aérien.
La compagnie Congo Airways a besoin de 33,8 millions de dollars américains pour assurer la poursuite de ses activités. Mais à ce jour, les fonds ne sont pas disponibles.
Dans un communiqué rendu public vers la fin de l’année dernière, la compagnie avait annoncé, la suspension temporaire de toutes ses opérations.
La société nationale d’aviation justifiait l’option levée par sa direction, par le souci d’améliorer l’efficacité de ses services.
Cependant, selon diverses sources, Congo Airways fait face à de nombreux problèmes financiers.
Malheureusement, selon toujours ces sources, la compagnie a exploité des lignes déficitaires sans contrepartie conséquente, surtout avec la décision du président Tshisekedi de baisser les tarifs des billets d’avion.
Cela a empêché à l’entreprise de prendre en charge les services de maintenance, les pièces de rechange, les pilotes, la redevance aéronautique, le loyer et bien d’autres. Et à tous ces éléments, il faut ajouter la concurrence déloyale.
“La réalité est que Matata Ponyo Mapon, qui fut premier ministre, a laissé une compagnie aérienne en pleine expansion, et le régime Tshisekedi l’a détruite”, s’est consterné un acteur majeur du secteur.

Selon ce connaisseur, près de neuf ans après la création de Congo Airways par le gouvernement, Matata Ponyo avec une flotte de 4 appareils dans l’objectif de connecter le pays, de casser le monopole de CAA et baisser les prix des billets d’avion principalement pour les voyages à l’intérieur du pays, force est de constater que tout a basculé.
“C’est un triste retour à la case de départ, car tout a régressé”, fustige un ancien ministre des Transports.
‘’La faillite, intervenue 5 ans après l’arrivée de Félix Tshisekedi, est à attribuer aux avions d’occasion achetés à l’époque’’, explique un économiste réputé. Il parle d’un faux débat et pointe surtout le régime pour son refus d’assumer l’échec dans le domaine du transport aérien.
Il rappelle que la commande d’un avion neuf prend des années allant parfois jusqu’à 7 ans pour les avions monocouloirs.
‘’Pour le gouvernement de l’époque, le besoin de désenclaver le pays était urgent comme celui d’assurer le transport aérien à des tarifs accessibles pour la population’’, ajoute-t-il.
Selon des sources internes à Congo Airways, les autorités congolaises avaient déboursé 13,32 millions de dollars américains au titre d’avance payée à l’avionneur Embraer pour une commande d’un appareil neuf.
Malheureusement, faute d’avoir respecté l’échéancier convenu, l’appareil a été vendu à Air Madagascar et la RDC a perdu l’avance versée de 13,3 millions de dollars américains à cause des pénalités de retard lui facturées.
Une catastrophe, à en croire plusieurs experts du secteur, dont les voix se sont, d’ailleurs, élevées pour condamner cette incurie et cette légèreté dans la gestion des affaires de l’Etat.
Vital Ndayambaje



































































