Le Pape interpelle les autorités congolaises à arrêter les massacres sévissant en République démocratique du Congo surtout dans le nord Kivu. Le Pape François exhorte les autorités congolaises et internationales à prendre des mesures pour arrêter ces tueries.
Le souverain pontife a exhorté les autorités nationales et internationales à prendre des mesures pour mettre fin à l’effusion de sang dans la région du nord Kivu.
“Nous continuons à recevoir des nouvelles douloureuses sur les combats et les massacres qui se déroulent dans la partie orientale du Congo. Je lance un appel aux autorités nationales et à la communauté internationale pour qu’elles fassent tout ce qui est possible pour arrêter la violence et protéger la vie des civils’’, a lancé le Pape François.
” Parmi les victimes, beaucoup sont des chrétiens, tués dans l’odium fidei (la haine de leur foi), ce sont des martyrs”, a ajouté le Pape François.
Cette déclaration du Pape intervient juste après une semaine au cours de laquelle des dizaines de personnes ont été tuées dans la province du Nord-Kivu.

Le gouvernement du Congo a déclaré que des militants alliés au groupe Etat islamique ont tué au moins 41 personnes dans plusieurs villages de la province orientale du Nord-Kivu. Mais les groupes de la société civile dans la région disent que le bilan de l’attaque de vendredi est beaucoup plus élevé, avec jusqu’à 80 personnes tuées.
Près de 150 personnes sont mortes depuis début juin dans l’Est de la RDC dans des tueries attribuées au groupe ADF, affilié à l’organisation jihadiste Etat islamique, dont 42 au cours d’un massacre commis dans la nuit de mercredi à jeudi, selon les données des autorités locales et de la société civile.
Le colonel Alain Kiwewa Mitela, administrateur du territoire de Lubero, où se sont déroulés les faits, dans la région de Beni, a déclaré que 42 corps avaient été retrouvés après cette tuerie, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ce nouveau massacre fait passer à près de 150 le nombre de personnes tuées par les ADF dans le nord de la province du Nord-Kivu, depuis le début du mois, selon les données des autorités locales et de la société civile.
Les ADF, à l’origine des rebelles ougandais majoritairement musulmans, sont implantés depuis le milieu des années 1990 dans l’est de la RDC, où ils ont tué des milliers de civils. Ils ont multiplié ces dernières semaines les attaques de villages, de voyageurs et de centres de santé, le plus souvent pillés.
Concernant le dernier massacre, le président de la société civile sur place, Seba Paluku, avait auparavant déclaré avoir compté 41 corps, dont certains ligotés et décapités.
” Je suis parti avec les militaires jusqu’au lieu du drame’’, a-t-il expliqué.
” Les corps gisent encore sur le sol, il n’y a aucun moyen de les transporter car les véhicules n’y arrivent pas’’, a-t-il ajouté.
Du 1ᵉʳ au 11 juin, l’organisation Etat islamique a revendiqué une quinzaine d’attaques sur des villages et des routes proches de Beni.
Ses membres affirment avoir tué 125 personnes, presque exclusivement des civils. Léon Siviwe, responsable administratif de Beni-Mbau, a lui fait un décompte d’au moins 109 personnes tuées dans des attaques attribuées aux ADF au cours des dix premiers jours de juin. Une source sécuritaire a, elle, déclaré sous couvert d’anonymat avoir dénombré 138 morts sur la même période.
Vital Ndayambaje



































































