Paul Rusesabagina, lors de sa première comparution devant le tribunal de première instance de Kicukiro ce lundi 14 septembre, a déclaré qu’il ne plaidera ni coupable ni non coupable. Il doit répondre à 14 chefs d’accusation.
Lors de l’audience préliminaire, les procureurs ont retenu au total 14 chefs d’accusation contre Paul Rusesabagina dont le terrorisme, le meurtre, l’incendie volontaire, la formation d’un groupe armé et le recrutement des combattants.
La magistrature debout a déclaré être en possession des preuves matérielles. Parmi elles, les procureurs ont déclaré avoir des lettres détaillant les activités de Rusesabagina. Certaines ont été obtenues lors d’une perquisition en Belgique. Des documents sonores des conversations impliquant Rusesabagina et d’autres personnes se trouvent également dans les mains des procureurs ainsi que des preuves de transferts d’argent.
Dans certaines des activités, Rusesabagina a reconnue, lors de son interrogatoire, avoir collecté jusqu’à 300 000 dollars et dans d’autres cas 100 000 dollars pour soutenir les activités du Front de Libération Nationale (FLN).
A la question de la magistrature assise de savoir si Rusesabagina plaiderait coupable ou non coupable, le présumé coupable a répondu qu’il préférerait répondre à chacune des accusations lors du procès.
Rusesabagina a déclaré que, par exemple, pendant l’interrogatoire, il a admis soutenir le Front National de Libération (FNL) mais que son intention n’était pas de soutenir un groupe qui a fini par tuer des gens. Il a dit que pour chaque accusation, il avait une explication, où dans certains cas il admettait partiellement sa responsabilité et dans d’autres pas.
Devant le juge, le présumé coupable était assisté par deux avocats, Emeline Nyembo et David Rugaza.
La première comparution portait sur la libération sous caution. La décision du tribunal n’est pas encore connue à la rédaction de cet article.
Gérard Rugambwa



































































