Le Rwanda abrite, depuis ce 19 février, une conférence mondiale sur l’apprentissage. Pendant 2 jours, la conférence va se concentrer sur l’intersection entre l’éducation, la santé, l’environnement et la durabilité.
Cette conférence mondiale sur l’apprentissage en Afrique rassemble des éducateurs de premier plan, des leaders d’opinion, des décideurs politiques, des entrepreneurs et des apprenants de toutes générations. C’est afin d’aborder les questions systémiques, de redéfinir l’avenir de l’apprentissage et d’avoir un impact à grande échelle.
Le programme de la conférence se concentre sur l’intersection entre l’éducation, la santé, la gestion de l’environnement et la durabilité.

En procédant au lancement des travaux de cette conférence, la secrétaire d’Etat au ministère de l’éducation, Claudette Irere, a déclaré que cette conférence arrive à un moment crucial pour l’Afrique et pour le monde.
’’L’Afrique abrite la population la plus jeune au monde, avec plus de 60 % de moins de 25 ans. Il ne s’agit pas seulement d’une statistique, mais d’un impératif stratégique. Il nous oblige à aller au-delà de l’élargissement de l’accès et à nous concentrer résolument sur la qualité, la pertinence et la résilience tout au long du parcours d’apprentissage, de l’éducation de base à l’Enseignement Technique et Professionnel (TVET), à l’enseignement supérieur et à l’apprentissage tout au long de la vie’’, a-t-elle insisté.
’’ La question fondamentale qui se pose à nous n’est pas de savoir si un changement est nécessaire, mais comment nous pouvons concevoir ensemble des solutions pratiques, évolutives et ancrées localement qui aient un impact mesurable’’, a-t-elle ajouté.

Claudette Irere a indiqué que les objectifs de la conférence sont clairs. Il s’agit, a-t-elle dit, d’élargir l’accès équitable à un apprentissage de qualité, améliorer les résultats, renforcer la collaboration intersectorielle et internationale, et traduire les idées communes en actions coordonnées.
De son côté, le professeur Subra Surech fondateur de ’’ Global Learning Council’’, a décrit la conférence comme une plateforme de collaboration intersectorielle.
’’ Cet événement vise une collaboration intersectorielle effective et à concevoir des parcours résilients pour l’avenir de l’apprentissage et de l’éducation, tout en encourageant les innovations qui répondent aux défis mondiaux’’, a-t-il souligné.

Pour sa part, la directrice exécutive de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), Michelle Gyles Mc Donnough a indiqué que cette conférence offre une collaboration allant au-delà des frontières géographiques.
’’ Ce rassemblement offre une occasion unique de collaborer au-delà des frontières géographiques, des secteurs et des disciplines, afin de concevoir des voies résilientes pour l’avenir de l’apprentissage et de l’éducation, et de susciter des innovations qui répondent aux défis mondiaux les plus urgents’’, a-t-elle affirmé.

Les thèmes principaux qui sont abordés au cours de cette conférence sont l’intelligence artificielle et les technologies émergentes dans l’éducation, la santé, la durabilité et la résilience grâce à l’apprentissage, les compétences futures, l’entrepreneuriat et l’employabilité, ainsi que les partenariats et le financement pour l’innovation dans l’apprentissage.
La conférence a été co-organisée par le ministère rwandais de l’éducation (MINEDUC), le Global Learning Council, le Villars Institute et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR).
Vital Ndayambaje



































































