La croissance économique du Rwanda reste l’une des plus fortes de l’Afrique subsaharienne, malgré l’augmentation des pressions budgétaires et extérieures liées aux grands projets d’investissement et à la réduction des financements concessionnels.
Ceci est le contenu du rapport publié par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), après la cinquième revue au titre de l’instrument de coordination des politiques (PCI).
Selon le FMI, la poursuite de l’assainissement budgétaire, soutenue par une plus grande mobilisation des recettes nationales et une meilleure efficacité des dépenses, a été essentielle dans la préservation de la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette.
Ce rapport du Conseil d’administration du FMI a également apprécié la bonne performance du programme dans le cadre du PCI, soulignant que tous les objectifs ont été atteints.
” La performance du programme dans le cadre du PCI a été solide. Tous les objectifs quantitatifs ont été atteints et la plupart des engagements de réforme ont été mis en œuvre, notamment en ce qui concerne la gouvernance des entreprises publiques, les statistiques monétaires et la gestion numérique des finances publiques,” peut-on lire dans le rapport.
Le même rapport a montré que le Rwanda continue de faire preuve de leadership en intégrant les considérations climatiques dans la politique macroéconomique et en tirant parti des réformes institutionnelles pour mobiliser le financement climatique.

Le directeur général adjoint et président par intérim du Conseil d’administration de FMI, M. Bo Li, a expliqué que le Rwanda a fait preuve d’une résilience impressionnante.
” L’économie du Rwanda a enregistré une forte croissance soutenue par une activité vigoureuse dans les secteurs des services, de la construction et de l’agriculture,” a indiqué Bo Li.
Selon lui, l’inflation est restée dans la fourchette cible de la Banque Nationale du Rwanda (BNR), grâce à une politique monétaire prudente et à l’amélioration de l’approvisionnement alimentaire national.
Le directeur général adjoint et président par intérim du Conseil d’administration de FMI a toutefois signalé que l’environnement macroéconomique au Rwanda est devenu plus complexe. Cela est causé par la nécessité de mettre en œuvre des réformes difficiles dans un contexte de détérioration des conditions extérieures, y compris le retrait de l’aide et les tensions régionales.

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti qu’à l’avenir, la situation budgétaire du Rwanda sera sous la pression d’importants investissements d’infrastructure dans le nouvel aéroport international de Kigali. Il y a également l’expansion de RwandAir, ainsi que de la récente réforme des retraites. La dette publique devrait aussi culminer au cours de l’exercice 2025/26.
Le FMI recommande la surveillance des risques…
Il a été recommandé au Rwanda de poursuivre la rationalisation des dépenses et de surveiller de près les risques budgétaires, en particulier ceux liés aux entreprises publiques et à l’ambitieux projet d’investissement prioritaire. Les implications budgétaires de la réforme et les besoins de financement du projet d’infrastructure prioritaire doivent être gérés avec soin pour maintenir la discipline budgétaire.
L’économie du Rwanda a progressé de 8,9 % en 2024, grâce à un rebond de l’agriculture et à la vigueur continue des secteurs des services et de la construction. L’inflation est restée dans la fourchette cible de 2 à 8 % de la Banque nationale du Rwanda. Ce qui reflète une politique monétaire stricte et une amélioration de l’approvisionnement alimentaire national. Le déficit de la balance courante s’est creusé en 2024 en raison d’importations importantes de biens de consommation et d’équipements. Mais les réserves sont restées adéquates à 4 mois d’importations à la fin de l’année.
Kayitankore Dieudonné Dodos



































































