Une collaboration effective s’impose entre les autorités de base et la population, pour lutter contre la pauvreté. Cet appel a été lancé par la secrétaire d’Etat au ministère de l’administration locale, Ingabire Assumpta, aux autorités de la province du Sud.
Selon la nouvelle politique datant de novembre de l’année dernière 2022, en matière de lutte contre la pauvreté, la population à faibles moyens devra être accompagnée jusqu’à pouvoir arriver à son autonomie socio-économique.
La secrétaire d’Etat au Ministère de l’administration locale (MINALOC) chargée des affaires sociales, Ingabire Assumpta, a rappelé cette politique stratégique aux autorités de la province du Sud ce 15 mars 2023, lors d’une réunion avec les autorités des instances de base à tous les échelons.

”La population doit comprendre que les temps sont révolus pour pouvoir prendre en main sa destinée,” a déclaré Ingabire Assumpta, secrétaire d’Etat au MINALOC.
”Les autorités ne servent que de guide ou de superviseur des politiques mises en place par le gouvernement, pour aider la population à sortir de la pauvreté,” a indiqué Ingabire Assumpta.
Comme il a été expliqué lors de cette réunion, les nouvelles stratégies de lutte contre la pauvreté, visent à combiner l’assistance faite à la population en besoin comme Girinka, VUP et les travaux de haute intensité de main d’œuvre, l’apprentissage des métiers, et bien d’autres mesures d’accompagnement.
De son côté, la gouverneure de la province du Sud, Alice Kayitesi, a fait savoir que ces nouvelles stratégies ne remplacent pas celles déjà existantes. Elles viennent compléter celles existantes déjà.

”Il s’agit plutôt de les combiner pour les rendre beaucoup plus efficaces,” a-t-elle dit. ”Ce que nous voulons surtout c’est de rendre la population beaucoup plus responsable, et laisser de côté la mauvaise habitude de tendre la main à qui que ce soit,” a expliqué la gouverneure Kayitesi.
Les coopératives, étant partie prenante au développement du pays, ont été priée de jouer leur rôle efficacement, dans la lutte contre la pauvreté au sein de la population de leur ressort.
Jean d’Amour Ntamabyariro, qui dirige la coopérative des agri-éleveurs de Nyamabuye dans le district de Muhanga, se dit prêt à cette collaboration.
” Nous avons déjà commencé à organiser nos coopératives pour aider les membres à sortir de la pauvreté. C’est dans ce cadre que nous avons commencé l’évaluation sur nos réalisations, et leur impact sur la vie quotidienne de nos membres,” a souligné Ntamabyariro.

”Nous voulons surtout encourager les jeunes, force vive de la nation, à adhérer aux coopératives pour y introduire leur enthousiasme, et lutter contre la mauvaise gouvernance observée dans bien de coopératives,” a-t-il indiqué.
La nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté voudrait limiter l’assistance aux démunies à une période ne dépassant pas deux ans.
Pour ce faire, il faudra des mesures d’évaluation, ceci partant de chaque ménage jusqu’ à ce que chacun prenne sa destinée en main.
Des équipes d’évaluation ont été mises en place, à partir de l’instance la plus proche de la population, jusqu’au niveau national. Elles doivent veiller à la mise en place de cette politique, et faire le suivi sur toutes les mesures visant l’éradication de la pauvreté au sein de la population.
Vital Ndayambaje



































































