La culture du thé est aujourd’hui une source importante de revenus pour le pays mais aussi des agriculteurs. Les différentes personnalités l’ont signalé à l’occasion de la célébration de la journée internationale du thé dans le district de Rubavu.
La culture du thé est en train d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs de la filière. Selon le président de la Fédération Rwandaise des Coopératives de Thé (FERWACOTHE), Jean Nepomuscène Nkurikiyinka, le thé se trouve parmi les sources les plus importantes de devises.
” Plus de 107 millions de dollars sont les recettes à l’exportation du thé rwandais en 2023,” a déclaré Nkurikiyinka à l’usine de Pfunda, dans le district de Rubavu.

” Nous encourageons les investisseurs, les agriculteurs et les Rwandais en général à promouvoir la culture du thé et sa transformation, à s’adonner à sa consommation,” a-t-il dit.
Les agriculteurs sont parmi la catégorie de la population encouragée à consommer le thé. Mais ils semblent plutôt soucieux de gagner davantage d’argent.
Pour le moment, globalement les revenus mensuels des agriculteurs s’élèvent à 27 milliards de francs rwandais (FRWs). Il y a trente (30 ans), ils ne dépassaient guère 1 milliard.

A l’usine de Kitabi, dans le district de Nyamagabe, le thé a été baptisé ” l’or vert”. L’argent coule à flots. Le thé produit à cet endroit est l’un des plus convoités dans le monde.
La motivation de cultiver ne manque pas car les revenus sont partagés de façon équitable.
” Le prix du thé sur le marché international est en dollars. Pour fixer le prix de ‘l’or vert’ pour l’agriculteur rwandais, on tient toujours compte du taux d’échange,” a indiqué Sandrine Urujeni, directrice générale adjointe en charge des opérations, à l’Office national de développement des exportations agricoles (NAEB).

” L’agriculteur ne touche pas moins de 240 frws par kilo. Ce prix est revu chaque trimestre. Il est toujours réactualisé suivant la situation prévalant sur le marché international,” a souligné le maire de Rubavu, Prosper Mulindwa.
” Lorsqu’il y a hausse des prix sur le marché international, l’agriculteur le sent dans sa poche,” a-t-il renchéri.
Il est recommandé aux agriculteurs de cultiver plus et toujours mieux. L’on gagne beaucoup grâce à la qualité et la quantité du thé produit.

NAEB est toujours prêt à soutenir les investisseurs dans l’acquisition des terres cultivables dans les zone à haute altitude.
Gérard Rugambwa



































































