Les réfugiés du Camp de Mahama vivent dans les mêmes conditions que les Rwandais. Ils sont appuyés pour lancer un business, peuvent faire des études, trouver un emploi,… ils sont fiers d’être au Rwanda.
Le camp de Mahama héberge 50% des réfugiés de nationalité différente se trouvant au Rwanda. Selon le chargé du programme des réfugiés au ministère de la gestion des urgences, Gonzague Karagire, l’intégration des réfugiés est d’une importance capitale.
” Ils bénéficient des mêmes services que les Rwandais, aucune différence au niveau des opportunités offertes aux nationaux et aux réfugiés, ” déclare- t-il.

” Nous leur demandons de fructifier les chances qu’ils peuvent trouver dans leur pays d’accueil,” ajoute-t-il.
Les réfugiés du camp de Mahama, dans le district de Kirehe, semblent avoir bien saisi le message du gouvernement rwandais. C’est le cas de Magdi Salih. Il apprend le langage de la programmation en codage. Il a révélé que dans sa classe, ils ont un projet pour voler de leurs propres ailes après leur formation qui ne devrait pas dépasser six mois.

” Nous avons bénéficié de beaucoup de compétences sur le langage de programmation en codage. Nous avons un projet pour résoudre un problème de la communauté. Nous allons nous servir de l’expérience acquise à l’école de codage du camp des réfugiés de Mahama,” indique-t-il.
” Je suis reconnaissant pour cette opportunité et très fier d’être ici,” dit-il.
Ce Soudanais d’origine rêve déjà d’acheter une voiture et de devenir propriétaire d’une grande maison à Kigali.
Des crédits dans les institutions financières
Uwijuru Grâce est une réfugiée de nationalité congolaise. Elle vend des ustensiles de cuisine au marché du camp de Mahama. Elle a obtenu un crédit de cinq cents mille francs rwandais dans un micro finance dénommé ” Umutanguha Finance Company”. Ce qui lui a permis de lancer son business. Grâce ne cache pas qu’elle est en train de prospérer.

” Le capital augmente au fur des jours, mais il faudrait faire de la comptabilité pour avoir plus de précisions,” souligne cette jeune femme célibataire… Elle affirme qu’elle satisfait sans difficulté tous les besoins de son bébé à partir de son business.
” Je n’ai aucun problème. Ici on a la paix,” témoigne-t-elle, sans beaucoup de détail.
C’est le cas également de Baranyizigiye Mitterrand, réfugié Burundais. Selon ses affirmations, la vie d’un réfugié n’est pas sans difficulté, mais ils parviennent à survivre.

” L’on nous fait confiance et l’on nous donne des crédits. Lorsque l’on enregistre un bénéfice, cela nous permet de nourrir nos enfants. L’on rembourse mensuellement jusqu’à payer la totalité de la dette,” explique-t-il. Et lorsque l’on en veut encore, les institutions financières n’hésitent pas à vous soutenir dans votre projet.
Des cas pareils sont nombreux. De petits projets générateurs de revenus aident les réfugiés à mieux vivre. L’assistance du Haut Commissariat des Réfugiés (HCR) ne peut leur permettre de joindre les deux bouts du mois. Tous sont unanimes.
Le gouvernement a fait de l’intégration des réfugiés une politique car la plupart de Rwandais ont vécu dans des conditions similaires si pas pire. Ils reconnaissent que ceux qui décident de quitter leur pays pour trouver refuge ailleurs ne le font pas par plaisir. C’est faute de mieux. Ils méritent une assistance pour jouir de certains droits en tant qu’être humains.
Gérard Rugambwa


































































