La population du district de Burera, au Nord du Rwanda, se dit prête à pérenniser les projets du petit bétail initiés sous l’assistance technique et financière du projet PRISM (Partenariat pour un programme de marchés du petit bétail résilients et inclusifs).
L’une des stratégies adoptées par la population de Burera pour pérenniser les activités relatives à l’élevage du petit bétail est le rassemblement en groupes d’entraide. Actuellement le district de Burera en compte 76.
Elie Muhawenimana est président de l’un de ces groupes opérant dans le secteur de Gahunga du district de Burera. Il assure que la pérennisation des projets du petit bétail est certaine après la fermeture du Projet PRISM.

” Nous sommes très conscients des lacunes qui peuvent survenir après la fermeture du projet PRISM qui est notre principal bailleur. C’est pourquoi nous nous sommes regroupés ensemble pour conjuguer les forces et évoluer pour pouvoir marcher tout droit vers notre autonomie financière’’, déclare-t-il.
Il ajoute qu’ils ont profité de cette union qui fait la force pour mettre en place une échoppe de vente de la nourriture du bétail.
” Le projet va bon train et nous sommes surs de continuer à nous développer sans nécessité d’apport extérieur’’, affirme-t-il.
Les autorités du district de Burera soutiennent ces bonnes initiatives de la population, de pérenniser les projets d’élevage du petit bétail initiés sous l’encadrement du projet PRISM.

Le vice maire chargé des affaires économiques dans le district de Burera, Jean Baptiste Nshimiyimana, ajoute que les autorités du district assurent un suivi régulier de ces projets. C’est afin, dit-il, d’éviter la débandade des bénéficiaires du soutien du projet PRISM après sa fermeture en 2026.
” Dans le souci de ne pas lâcher prise des acquis combien importants des projets financés par PRISM qui tire à sa fin, nous, en tant que autorités du district de Burera, assurons un suivi régulier afin que la population bénéficiaire puisse maintenir ces acquis et pérenniser ces projets’’, indique-t-il.
Il explique que l’un des moyens utilisés et le regroupement de ces bénéficiaires en petit groupes d’entraide, et les aider à grandir pour devenir de véritables coopératives de développement.

Le vice maire Jean Baptiste Nshimiyimana précise que le district a embauché un agent spécifiquement chargé de l’encadrement des activités des coopératives au niveau de chaque secteur du district de Burera. Celui-ci, dit-il, est chargé de suivre de près ces groupes d’entraide et des coopératives en vue de les aider à arriver à l’autonomie financière et de gestion.
Le coordinateur du projet PRISM, Joseph Nshokeyinka, affirme que le projet se réjouit des réalisations de la population bénéficiaire de son soutien.
” Le projet va fermer fièrement ses portes en 2026, car ses bénéficiaires auront sans doute accédé à l’autonomie, vu le processus déjà en marche de prendre leur destinée en main’’, dit-il.

Il ajoute que le projet a déjà atteint plus de 90% de ses objectifs. Selon lui, c’est un projet ayant connu beaucoup de succès.
Le projet PRISM, financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), et mis en œuvre par l’Office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB), va fermer ses portes au mois de septembre 2026. Il opérait dans 15 districts dont celui de Burera, au Nord du pays.
Vital Ndayambaje


































































