La première journée de la reprise des activités à Kigali a été difficile pour les preneurs des bus. Ils ne viennent qu’à compte-goutte. Le port de masques est en général respecté mais la distanciation sociale encore moins.
Il est 17 heures. La gare routière de Nyarugenge est pleine comme avant le coronavirus. Les bus ne viennent qu’à compte-goutte. D’ici quelques heures le couvre-feu commence. Il débute à 20 heures.
Toute la journée, le nombre du bus semblait insuffisant. Le matin, la ligne de Nyamirambo-gare routière dit « Downtown » a été servie de manière insatisfaisante.

Une fille trouvée à Nyamirambo sur l’arrêt-bus connu sous le nom ERP dit que le transport en commun ne fonctionne pas de façon satisfaisante. « J’attends le bus pour me rendre au travail depuis 8 heures. Il est déjà 11 heures. Je ne sais plus si je dois continuer vers le service ou si je dois rentrer chez moi, » dit-elle bien lassée d’attendre. Elle doit par après prendre le bus Ville-Kimironko. Elle finit par trouver un lift jusqu’à l’hôpital CHUK où elle trouve la connexion Ville-Kimironko sans trop attendre.
D’autres ont opté pour la marche jusqu’en ville (Nyarugenge).
Une dame travaillant à RDB me confie qu’elle est arrivée au service à 10heures 30’. « Dès 7h30, j’attendais le bus, » me confie-t-elle.
La police a fait son travail
A Nyamirambo, les policiers présents rappelaient à l’ordre les individus sans masques. Certains chauffeurs conduisaient sans masques. Les policiers ont retenu leurs permis de conduire. Six retenus en un clin d’œil.

Certains piétons portaient les masques, d‘autres pas. Les salons de coiffure ont repris leurs activités. Les coiffeurs se sont montrés disciplinés. Ils n’avaient pas oublié leurs masques. Les chauffeurs des bus ont respecté les consignes. Tous les passagers portaient les masques. La distanciation sociale a été bien respectée dans les bus mais pas toujours évident en entrant.

Certaines personnes semblent croire que la crise du coronavirus est passée. Un travail de sensibilisation et de surveillance doit continuer.
Gérard Rugambwa



































































