Le ministère de l’environnement a organisé une marche et des exercices physiques pour mobiliser la population urbaine contre la pollution plastique ce dimanche 04 juin 2023.
La pollution due à l’usage des bouteilles en plastique à usage unique risque de prendre des proportions importantes. Certains consommateurs, après avoir vidé le contenu, les jettent n’importe où alors qu’ils sont dangereux pour la santé et l’environnement. L’eau pluviale les emportent vers d’autres cours d’eau jusqu’à les déverser dans des lacs.
Ailleurs, il a été remarqué que les détritus des matières plastiques se retrouvent dans les poissons consommés par l’homme. L’on peut les retrouver dans le sang de l’homme. Pour la première fois, des microplastiques ont été détectés dans le lait maternel humain, selon les résultats d’une étude très récente.

L’équipe de recherche a analysé des échantillons de lait maternel de 34 mères en bonne santé, prélevés une semaine après l’accouchement à Rome. Des microplastiques ont été détectés dans 26 des échantillons, soit 76 %.
Les chercheurs ont enregistré la quantité d’aliments et de boissons consommés par les mères et emballés dans du plastique, ainsi que leur utilisation de produits d’hygiène personnelle contenant du plastique. Mais ils n’ont trouvé aucun lien avec la présence de microplastiques dans le lait maternel.
Cela suggère que la présence généralisée de microplastiques dans l’environnement expose la santé humaine.
La loi sanctionne les personnes à l’origine de la pollution plastique

Au Rwanda, la loi no 17/2019 du 10/08/2019 portant sur interdiction de fabrication, d’importation, d’utilisation et de commercialisation des sacs en plastique et des objets en plastique à usage unique prévoit une amende et d’autres sanctions en son article 13.
” Toute personne qui empile ou jette des déchets de sacs en plastique et des autres objets en plastique à usage unique dans un lieu public ou privé non autorisé est passible d’une amende administrative de cinquante mille francs rwandais (50.000 FRW). Il est également tenue d’enlever ces déchets et de réparer les dommages qu’elle a causés,” lit-on à l’alinéa premier.
” Lorsque les actes visés à l’alinéa premier du présent article sont commis par une personne ayant une autorisation exceptionnelle d’utiliser les sacs en plastique et les objets en plastique à usage unique ou de traiter les déchets, cette personne est passible d’une amende administrative de cinq millions de francs rwandais (5.000.000 FRW). L’autorisation est également suspendue ou retirée,” montre la loi.

L’on constate que certains individus continuent à jeter des bouteilles en plastique à usage unique dans des endroits inappropriés. Ils le font par inconscience ou par manque de poubelles.
L’on doit dire non à la pollution plastique
La ministre de l’environnement, Dr Jeanne d’Arc Mujawamariya, demande aux instances décentralisées de mettre en place des facilités pour éviter la pollution plastique.
Elle déclare que la population devrait refuser l’usage des matières plastiques à usage unique.” L’on peut éviter de les utiliser. Elles ne sont pas indispensables car il y a des solutions alternatives,” affirme Dr Mujawamariya.
En guise d’exemple, l’Office rwandais de protection de l’environnement (REMA), a distribué des bouteilles en plastique réutilisables. Elles peuvent servir pour boire l’eau ou un autre liquide pendant plusieurs années.

Selon la directrice générale de REMA, Juliet Kabera, il faut agir sur plusieurs facettes à la fois. Pour les bouteilles en plastique, elle trouve que la plupart retrouvées dans la nature proviennent de l’extérieur du pays.
” Au niveau des bouteilles en plastique à usage unique, l’interdiction de l’importation est impossible, mais l’on peut augmenter les taxes. Le produit coûterait plus cher et la consommation deviendrait moindre,” suggère-t-elle une voie de solution.” Une proposition d’un projet de loi y relative est déjà prête,” révèle-t-elle.
Au niveau interne, la directrice générale, Juliet Kabera dit qu’il faut recycler ces bouteilles pour éviter la pollution plastique.
Néanmoins, selon Juliet Kabera, la solution la meilleure serait le refus de l’usage des matières en plastique car elles sont à l’origine des maladies non transmissibles comme le cancer.
Gérard Rugambwa


































































