L’exploitation de la cassitérite dans la mine de Bashyamba, de l’entreprise GAMICO, se fait par des hommes et des femmes. La rentabilité de l’entreprise passe par les facteurs de production dont le capital humain.
A Bashyamba mine, situé dans le secteur Kigali, du district Nyarugenge, l’on a bien compris la nécessité d’avoir des ouvriers motivés et en bonne santé pour une bonne production.
La santé est dans l’assiette, dit-on. A la mine de Bashyamba, une journée de travail débute par le manger. A 6 h 30 du matin, il faut être sur le site. Le travail commence à 7 h après avoir mis quelque chose sous la dent. A 12h, le patron invite à table ses 1618 employés, le staff et les ouvriers. A 17 h, ils rentrent. Une autre équipe se met au travail jusque dans la matinée.

Une clinique se trouve sur le site de Bashyamba pour une intervention rapide en cas d’accident. Elle fonctionne 24h sur 24h. Si l’on n’est pas en mesure de traiter un patient sur place, une ambulance le transfère sans délai à l’hôpital, selon Françoise Bideri, chargée de la production. Par ailleurs, tous les employés disposent d’une assurance maladie et bénéficient d’une cotisation retraite dans Ejo heza ou RSSB suivant le statut de l’employé.
Une gestion des ressources humaines ”automatisée”
La gestion des ressources humaines à la mine de Bashyamba est aisée. Chacun est payé compte tenu de sa rentabilité sur le tas. Les ouvriers travaillent en équipe de 100, 40, 150 ou peut-être moins. Ils doivent montrer le nombre de kilos de minerais exploités quotidiennement. C’est enregistré.

” Si une équipe de 100 a exploité 80kgs à la fin de la journée, par exemple, l’on va multiplier les 80Kgs par 6000frws, la paie par kg. La somme obtenue de 480.000 frws est départagée par 100. Chaque membre de l’équipe aura gagné ainsi 4800 frws pour la première journée du mois,” explique Nadine Usabase, l’une des ingénieurs de GAMICO. Ils seront payés dans 15 jours.
Les ouvriers ne se plaignent pas. Ils savent que leur gain dépend de leur rentabilité au travail. Ce qui est une source de motivation. De plus, il y a un minimum à gagner. Dès que l’on se présente au travail, l’on est sûr de toucher au moins mille francs après 15 jours.
” Je peux gagner moins de 100 mille francs par quinzaine. Mais il est aussi possible de toucher 400 mille francs rwandais. C’est variable. Cela nous encourage à continuer car nous savons que le jour suivant nous réserve peut-être une surprise agréable,” déclare Denyse Umuhoza, une jeune mère de deux enfants.

De côté des managers, ce système mis en place leur permet de maximiser la rentabilité au travail. Et les ouvriers et l’entrepreneur, chacun y trouve ses comptes.
Au cas où un membre du personnel a besoin d’argent pour son petit projet, il a été prévu une coopérative interne d’épargne et de crédit.
” La combinaison de toutes ces mesures favorise la stabilité du personnel,” révèle Kayigire Dominique chargé de l’approvisionnement responsable des minéraux.

L’entreprise GAMICO a été lancée en 2012 dans le district de Gatsibo. Mais la cassitérite a été découverte en 1931 par MINETAIN, une compagnie belge d’exploitation minière. Elle a exploité les ressources minières et la main d’oeuvre rwandaise jusqu’en 1973. Au cours de cette année là, l’Etat a décidé de prendre en mains la gestion de cette ressource minière.
Gérard Rugambwa


































































