Le manioc est l’une des cultures stratégiques choisies pour assurer la sécurité alimentaire dans le district de Kayonza. Ceci passe par la multiplication des semences améliorées pour intensifier la production du manioc et ainsi faire face au manque de vivres.
La population du secteur de Rwinkwavu, dans le district de Kayonza, se réjouit d’avoir appris comment cultiver le manioc et de voir des résultats palpables. Leurs témoignages montrent que ces résultats se manifestent sur l’assiette et sur le marché.
Selon Claude Hafashimana, engagé dans la multiplication du manioc dans le secteur de Rwinkwavu, la culture de ce tubercule joue un rôle essentiel dans l’alimentation et le bien-être de beaucoup de ménages du district de Kayonza.

’’ Le manioc est non seulement une culture vivrière, mais aussi il est très commercial. Il nous aide à bien nourrir nos familles mais aussi à avoir de l’argent quand nous allons au marché pour le vendre’’, déclare-t-il.
L’autre témoignage est celui de Priscille Mukangelina, multiplicatrice du manioc. Elle affirme que ce travail lui donne de l’argent pour bien entretenir sa famille.
’’ Pour nous le manioc vaut de l’or. Nous commençons de toucher de l’argent en multipliant les boutures du manioc, en le voyant sur nos assiettes et en rentrant avec beaucoup d’argent quand nous venons du marché pour les vendre. C’est un produit très convoité et qui fait vivre de nombreuses familles dans ce district de Kayonza’’, affirme-t-elle.

Dan Mandela, spécialiste du développement de la chaine de valeur agricole au sein du projet d’irrigation et de gestion intégrée des bassins versants de Kayonza, phase II (KIIWP-2) affirme sans ambages que le manioc est une culture vivrière stratégique au Rwanda.
’’ Le manioc est une culture essentielle pour la sécurité alimentaire et les revenus de milliers de petits exploitants. Sa résilience face au changement climatique et sa capacité à pousser dans des conditions difficiles, notamment dans la sécheresse, en fait un pilier de la lutte contre la famine et la pauvreté, notamment dans ce district de Kayonza’’, déclare-t-il.
’’Dans les collines du district de Kayonza, sujettes à la sécheresse, les agriculteurs du secteur de Rwinkwavu, commencent à voir les véritables effets de l’agriculture intelligente et la promotion des cultures résistantes face au climat. C’est pour cela que le projet KIIWP-2 a été conçu’’, ajoute-t-il.

Il explique que ce qui ressemblait autrefois à des terres arides aux récoltes médiocres produit aujourd’hui des cultures de manioc saines. C’est grâce, dit-il, au projet d’irrigation et de gestion intégrée des bassins versants de Kayonza, phase II (KIIWP2).
Ce projet vise à sortir 40 000 ménages ruraux de la pauvreté en les aidant à s’adapter au changement climatique, à augmenter leur production alimentaire et à gagner davantage. Le projet est mis en œuvre dans les secteurs du district de Kayonza touchés par la sécheresse, dont celui de Rwinkwavu.
Les femmes et les jeunes, qui constituent la majorité des bénéficiaires du KIIWP-2, participent activement dans ce projet.
Vital Ndayambaje


































































