La 11ème Réunion de haut niveau du Mécanisme Régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région a condamné certains groupes armés opérant dans ce pays.
Selon un communiqué issu de cette réunion de Bujumbura, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont condamné les actions des groupes armés étrangers et locaux opérant dans l’Est de la RDC.
Ils les ont exhortés à cesser immédiatement et sans conditions les hostilités, et à s’engager dans le processus de désarmement volontaire et la réintégration communautaire pour les groupes armés congolais. Ceux cités sont Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), la milice Zaïre et les Maï Maï.
Concernant les groupes armés étrangers, ils doivent s’engager dans le processus de rapatriement dans leur pays d’origine. Ceux nommés sont les Allied Democratic Forces (ADF)-Madina at Tauheed Wau Mujahedeen (MTM), les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et Résistance pour un Etat de Droit au Burundi (RED Tabara).
A cet égard, la réunion a instruit la Cellule opérationnelle du Groupe de contact et de coordination sur les mesures non-militaires, à poursuivre son engagement auprès des groupes armés étrangers en toute transparence avec le gouvernement congolais.
En outre les participants ont réaffirmé leur respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, notamment l’intangibilité des frontières, et de l’indépendance politique de tous les pays de la région.
Ils ont exprimé leur préoccupation, face aux tensions entre la RDC et la République du Rwanda et ont appelé à la retenue, à la désescalade et à la poursuite du dialogue entre les deux pays.
Ils ont aussi exprimé leur préoccupation face à l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC depuis lors, ainsi qu’à ses graves conséquences humanitaires.
Ils ont appelé au retrait de M23 sur les positions conformément au communiqué de Luanda et les décisions du processus de Nairobi.
Ils ont réitéré leur soutien aux initiatives régionales. Ils ont exhorté tous les partenaires à les appuyer ainsi que leurs résultats, notamment en ce qui concerne le soutien à la démobilisation des combattants des groupes armés et leur réinsertion et réintégration dans la vie civile.
Les chefs d’Etat et de gouvernement se sont convenus enfin, de se retrouver de nouveau à Kampala, en Ouganda, pour une réunion similaire en 2024, pour poursuivre l’examen de la mise en œuvre de l’Accord-cadre.
Vital Ndayambaje



































































