Les travailleuses de sexe en province de l’Est, district Kirehe, ont changé de comportement envers le VIH-Sida. Elles se sont regroupées dans la coopérative ”Twiyubake,” pour conjuguer leurs efforts et accompagner certaines d’entre elles dont l’état sérologique est positif.
Les cas dépistés positifs dans cette coopérative ”Twiyubake” sont attentionnés par les membres. ”Quand parmi nous, nous trouvons une personne séropositive, immédiatement nous l’envoyons au centre de santé pour un suivi médical. Nous l’accompagnons jusqu’à ce qu’elle trouve un médecin,” déclare Niyomubyeyi Anne, représentant les travailleuses de sexe dans le district de Kirehe.
Les nouveaux cas dans cette coopérative sont surtout ceux des jeunes filles. Certaines d’entre elles, quand elles apprennent leur état sérologique, manifestent un sentiment d’être rejetées de la société, mais elles sont assistées par la coopérative.

Celle-ci les aide à s’intégrer dans les programmes de développement avec les autres membres. Cela joue un rôle important dans le respect de la posologie des antirétroviraux (ARV).
”Nous nous sommes regroupées dans de petits groupes d’épargne pour développer nos familles. La vice-maire des affaires sociales suit de près nos activités pour nous assister en cas de besoin. Nous avons ouvert un compte bancaire, celles qui veulent du crédit pour ouvrir un petit commerce au marché c’est facile d’en bénéficier,” réitère Niyomubyeyi.
Volonté de changer de comportement
La vice-maire des affaires sociales dans le district de Kirehe, Janvière Mukandayisenga, dans un entretien avec les médias, déclare que les associations et les coopératives des travailleuses de sexe existent dans Kirehe.
” Elles sont bien organisées et veulent toujours changer de comportement pour jouer un rôle important dans la lutte contre le VIH-Sida, ” dit-elle.

Les membres s’attèlent à distribuer des kits et équipements de diagnostic du VIH, en commençant par les travailleuses de sexe et dans les milieux publics dans le district de Kirehe.
”Nous travaillons en étroite collaboration avec les organisations non gouvernementales telles que HDI, SFH, et le Réseau de PVVIH (Personnes Vivant avec le VIH) pour distribuer les outils de prévention et de l’auto dépistage du VIH- Sida,” révèle la présidente de ”Twiyubake”,Niyomubyeyi Anne.
Elles sont dans plusieurs catégories. Il y en a celles qui sont âgées de plus de 50 ans, des jeunes même âgées de moins de 20 ans. ”Nous les avons conseillées de changer d’activité,” indique-t–elle.

Selon la vice-maire, Mukandayisenga, aujourd’hui, ces travailleuses de sexe comprennent convenablement les programmes de développement. Elle salue leur engagement.
” Elles comprennent bien les programmes de développement, nous les avons intéressées à s’engager dans le VUP (Vision Umurenge Programme) où l’on octroi un crédit de 100.000 francs rwandais pour les nécessiteux,” affirme-t-elle. ”Elles apprennent également des métiers pour développer leurs familles,” ajoute-t–elle.
Le nombre de personnes qui prennent régulièrement les ARV est plus de 3800 dans tout le district Kirehe. C’est la moyenne des statistiques fournies par les hôpitaux et les centres de santé dans ce district. Concernant les travailleuses de sexe, grâce à la coopérative ”Twiyubake”, 260 d’entre elles sont suivies régulièrement.
Florent Ndutiye




































































