L’ancien président de la république démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, critique la gouvernance de Félix Antoine Tshisekedi et son impact sur le conflit dans l’Est. Selon Joseph Kabila c’est cette mauvaise gouvernance qui alimente la crise à l’Est du pays.
L’ancien président, Joseph Kabila, vient de rompre son silence en accusant Félix Tshisekedi de mauvaise gouvernance. Il affirme qu’elle contribue à la crise.
Dans un article publié par le Sunday Times, Joseph Kabila critique également l’élection de 2023. Il la qualifie de ”simulacre”. Il met en garde contre le risque d’une guerre civile si les causes profondes des troubles ne sont pas abordées.
L’ancien président, Joseph Kabila, estime que les troubles ne peuvent être imputés uniquement aux avancées des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo/M23, ni aux tensions entre Kinshasa et Kigali.
Les combattants de ce mouvement politico-militaire ont rapidement progressé au cours des dernières semaines et contrôlent désormais une large partie orientale du pays. Une extension du conflit au-delà des frontières congolaises suscite des inquiétudes croissantes.

” Depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi en 2019, la situation du pays s’est détériorée au point d’être proche de l’implosion”, a écrit l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila sur son compte X.
Il qualifie l’élection présidentielle de décembre 2023, qui a offert un second mandat à Tshisekedi, de simulacre, accusant le gouvernement de réprimer l’opposition et le président de concentrer tous les pouvoirs.
”L’intimidation, les arrestations arbitraires, les exécutions sommaires et extrajudiciaires, ainsi que l’exil forcé d’hommes politiques, de journalistes et de leaders d’opinion, y compris des chefs religieux, sont devenus les marqueurs de la gouvernance de Félix Tshisekedi”, a déploré Joseph Kabila.
Il a ajouté que les innombrables violations de la Constitution et des droits de l’homme, ainsi que les massacres répétés de civils par la police et l’armée de Tshisekedi, ne cesseront pas avec l’aboutissement des négociations entre la RDC et le Rwanda ni avec une éventuelle défaite militaire du M23.
Selon lui, si l’on se focalise uniquement sur la rébellion du M23 sans traiter les causes politiques profondes du conflit, les troubles politiques et les affrontements armés, voire une guerre civile, se poursuivront.
Le M23, qui revendique la défense des droits de la minorité tutsi en RDC, a repris les combats en 2021, deux ans après l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi. Celui-ci n’a cessé d’accuser le Rwanda de soutenir ce mouvement. Ces accusations sont fortement rejetées par le Rwanda.
Vital Ndayambaje



































































