La violence sexuelle domine plus que les autres genres de violences basées sur le genre dans le district de Kicukiro. C’est l’avis de la Secrétaire générale de l’organisation “Young Women Christian Association” à l’occasion du lancement de la campagne de sensibilisation contre la violence sexuelle.
Cette activité lancée ce vendredi 25 novembre, dans le district de Kicukiro, a été organisée dans le cadre de la campagne annuelle internationale “16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles”.
Selon Pudencienne Uzamukunda, secrétaire générale de cette organisation, ils vont renforcer leurs activités dans la lutte contre la volence sexuelle basée sur le genre.

“Nous menons nos activités dans différents districts mais ce qui revient toujours dans différents lieux c’est le problème de la violence sexuelle faite aux mineurs. C’est vraiment alarmant. C’est pourquoi dans nos activités nous mettons un accent particulier sur cette question,” déclare Uzamukunda.
Les autorités au niveau du district de Kicukiro sont elles aussi conscientes de l’ampleur de ce problème. L’administrateur exécutif adjoint du district de Kicukiro, Rukebanuka Adalbert, signale que la violence sexuelle est un souci réel, mais les instances administratives sont prêtes pour mener une lutte efficace.
“Dans ce district, nous avons déjà recensé 34 jeunes filles qui ont porté des grossesses non-désirées cette année,” a- t-il dit.
Il précise notamment que dans cette campagne de sensibilisation les victimes bénéficieront aussi des services judiciaires.

“Nous allons beaucoup travailler avec Isange one stop center pour faciliter toutes les procédures judiciaires. Nous voulons également former les jeunes, les femmes et les enfants pour les conscientiser sur leurs droits,” poursuit Rukebanuka.
Uwase Aisha, une jeune fille victime de la violence. Elle est parmi les jeunes filles ayant été encadrées par le projet “Igire Wiyubake” financé par USAID et exécuté par l’organisation “Young Women Christian Association Rwanda”.
“Aujourd’hui j’ai fini mes études universitaires, mais je me souviens toujours quand ma mère se battait pour me trouver les moyens de scolarité, les voisins disaient que ça ne va pas marcher. Je conseille aux jeunes filles de ne pas être débordé par les violences qui les entourent” déclare t-elle.
Ce projet a été lancé en août 2022. Il prendra fin en 2027.
Florent Ndutiye




































































