Le Rwanda accueille depuis ce lundi, 22 juin 2026, la Convention inaugurale sur la coopération Sud-Sud et triangulaire (CSST). Elle vise à promouvoir l’apprentissage mutuel et le transfert de bonnes pratiques entre les pays en développement, fondés sur l’équité et le respect.
Cet événement de deux jours réunit des délégués des pays du Sud global pour partager leurs expériences de développement sur un même pied d’égalité.
Dans son mot d’ouverture, le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a rappelé aux participants que la coopération Sud-Sud et triangulaire repose sur l’équité, le respect mutuel et le partage d’expériences, et non sur l’hypothèse d’une circulation unidirectionnelle des connaissances.
Il a souligné la volonté du gouvernement rwandais de devenir un pôle majeur de cette coopération.

’’ Le Rwanda est fier d’accueillir cette première Convention et de positionner Kigali comme un centre névralgique de la coopération Sud-Sud et triangulaire. C’est un lieu où l’apprentissage entre pairs est structuré, où les bonnes pratiques sont documentées et adaptées, et non simplement admirées, et où les pays du Sud peuvent s’engager les uns envers les autres sur un pied d’égalité dans la poursuite d’une prospérité partagée’’, a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise.
De son côté, Richard Niwenshuti, directeur général de Rwanda Cooperation Initiative (RCI), a souligné que cette Convention vise à créer une plateforme transparente.
’’Pour le Rwanda, cette convention ne vise pas à présenter un modèle tout fait, mais plutôt à créer une plateforme transparente où les pays peuvent apprendre ouvertement, partager avec audace et construire ensemble. Dans l’ensemble des pays du Sud, nous sommes confrontés à des défis de développement complexes qui nous obligent à puiser dans nos propres ressources pour trouver des solutions résilientes’’ a-t-il souligné.

Il a ajouté qu’en dépassant les échanges ponctuels et en se concentrant sur des cadres institutionnels solides, des partenariats horizontaux fondés sur la confiance mutuelle peuvent transformer les expériences collectives en progrès durables et applicables à grande échelle pour l’ensemble du continent et au-delà.
De son côté, Fatmata Lovetta Sesay, coordinatrice résidente par intérim des Nations Unies et représentante résidente du PNUD au Rwanda, a déclaré que la coopération Sud-Sud et triangulaire est très importante dans la réponse aux différents défis.
’’La coopération Sud-Sud et triangulaire n’est plus un sujet marginal. Elle est plutôt essentielle à la manière dont les pays peuvent répondre aux défis complexes du développement actuel par des solutions pratiques, éprouvées et adaptables’’, a-t-elle indiqué.

’’Le Rwanda est devenu un espace important d’apprentissage entre pairs, où les pays ne viennent pas se contenter de copier des modèles, mais s’engager honnêtement sur ce qui fonctionne, pourquoi cela fonctionne et ce qu’il faut pour le mettre en œuvre. Le PNUD est fier de s’associer à l’Initiative de coopération du Rwanda pour cette première Convention, qui contribuera à faire évoluer la coopération au-delà des échanges et des visites d’étude vers des institutions plus fortes, des partenariats durables et des résultats concrets qui améliorent la vie des populations’’, a-t-elle souligné.
Cette Convention intervient à un moment où les pays du Sud recherchent de plus en plus des modèles de coopération qui dépassent l’aide au développement traditionnelle. En réunissant des décideurs politiques, des agences de coopération, des entités des Nations Unies, des partenaires au développement, des institutions financières, des acteurs du secteur privé et des institutions de recherche, la Convention vise à renforcer les systèmes qui permettent aux pays d’échanger.

Organisé par Rwanda Cooperation Initiative (RCI), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), cet événement de deux jours mettra l’accent sur le rôle croissant de la coopération Sud-Sud et triangulaire (CSST) comme force transformatrice du développement international. Placée Sous le thème ’’Renforcer la collaboration et les cadres institutionnels pour une mise en œuvre efficace ’’, la conférence servira de plateforme de haut niveau pour combler les lacunes en matière de capacités institutionnelles, enrichir le dialogue politique et transformer les expériences partagées en progrès collectifs.
Vital Ndayambaje


































































