Le chef de l’auditorat militaire du Rwanda, le colonel Charles Sumanyi, a levé la curiosité sur le sort du général de brigade Ezéchiel Gakwerere, ancien des FDLR, et détenu par les organes sécuritaires du Rwanda. Le général Gakwerere sera bientôt jugé devant les tribunaux militaires du Rwanda.
Selon le procureur général militaire, le colonel Charles Sumanyi, le général de brigade Ezéchiel Gakwerere, haut responsable du groupe terroriste des FDLR, devrait bientôt comparaître devant un tribunal militaire du Rwanda.
S’exprimant le 9 février à Kigali, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre du lancement de la Semaine anti-corruption, le chef de l’auditorat militaire, le colonel Charles Sumanyi, a déclaré que Gakwerere reste en détention pendant que l’enquête se poursuit.

’’ Comme vous le savez, il était un haut responsable des FDLR et détient des informations cruciales sur ses activités et celles du groupe en général. Les organes de sécurité continuent de l’interroger. Dans quelques jours, il sera traduit devant la justice militaire’’, a déclaré le colonel Charles Sumanyi. Il n’a cependant pas donné de calendrier précis pour sa comparution.
’’ Tout le monde pourra suivre son procès, car comme vous le savez, les procès dans les tribunaux militaires se déroulent en public’’, a-t-il ajouté.
Le général de brigade Ezéchiel Gakwerere, qui a occupé les fonctions de secrétaire général et de numéro 3 des FDLR, a été capturé par les combattants de l’AFC/M23 à Goma en janvier 2025. Il a été remis au gouvernement rwandais le 1er mars 2025, avec 13 autres combattants des FDLR.

Son nom apparaît à plusieurs reprises dans l’acte d’accusation du capitaine Ildephonse Nizeyimana, ancien commandant de l’Ecole des sous-officiers (ES)- Butare). Celui-ci a été condamné pour génocide, notamment pour avoir ordonné le meurtre de la reine Rosalie Gicanda.
Au cours du génocide commis contre les Tutsi en 1994, le général de brigade Gakwerere, alors sous-lieutenant et commandant de compagnie à l’ESO-Butare, est accusé d’avoir formé et encouragé des membres des ex-FAR et des milices Interahamwe impliqués dans les massacres à grande échelle dans l’ancienne préfecture de Butare. Ces massacres ont emporté des milliers de Tutsi dont la reine Rosalie Gicanda et l’ancien préfet de Butare, Dr. Jean Baptiste Habyarimana.
Veuve du roi Mutara III Rudahigwa, la reine Gicanda a été assassinée le 20 avril 1994, à l’âge de 66 ans. Elle est enterrée au mausolée de Mwima, dans le district de Nyanza.
Vital Ndayambaje



































































