Le Secrétaire d’Etat chargé de la culture, Edouard Bamporiki, exhorte la société rwandaise à protéger et revaloriser le patrimoine culturel. Il s’est exprimé à l’occasion de la tenue d’une rencontre de tous les comités de suivi du respect des conventions internationales relatives à la culture.
L’initiative d’organiser une rencontre de tous les comités revient à la Commissions Nationale pour l’UNESCO du Rwanda. Il a permis à tous les 5 comités préexistants de se réunir. Un sixième, ICOMOS, a été également lancé. Il est chargé de la conservation et de la protection des lieux du patrimoine culturel.
Pour le secrétaire d’Etat chargé de la culture, au ministère de la jeunesse et de la culture, Edouard Bamporiki, les Rwandais ne devraient pas persévérer dans les erreurs du passé.
« Nous avons une richesse culturelle négligée. Les sites du patrimoine culturel de profonde signification, nous en avons beaucoup. Ils peuvent attirer les touristes …, » affirme Edouard Bamporiki.
Célestin Nyirishema, un écrivain rwandais sur la royauté au Rwanda, reconnait également la richesse du patrimoine culturel du pays.

« Une grande partie de l’histoire rwandaise reste encore cachée. Les ritualistes royaux n’ont pas révélé tous les secrets. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer certains ritualistes. Ce patrimoine est très riche. Nous avons recommandé sa publication, » déclare-t-il.
Il cite « Le Rwanda de Kibeho » encore méconnu. C’était une sorte de palais où se rencontraient toutes les reines du pays. « Il s’agit d’un patrimoine culturel très important car c’est un patrimoine mondial, » précise-t-il.
La protection du patrimoine culturel confiée aux districts
Les participants ont regretté le manque de collaboration des institutions étatiques en matière de sauvegarde du patrimoine culturel rwandais. Le patron de la culture semble reconnaitre ce défi.
« Le développement des villes c’est quelque chose d’important. Mais nous devons en même temps préserver notre patrimoine culturel, » insiste-t-il.

La Ville de Kigali est citée comme un modèle à suivre. L’ancienne prison 1930 ne sera pas détruite totalement. Une partie sera préservée dans un projet de construction des appartements.
Cependant Edouard Bamporiki reconnait qu’il faut des préalables. « Nous devons d’abord identifier tous nos sites et les revaloriser, » déclare-t-il. Selon lui, une liste des sites de patrimoine culturel sera prochainement publiée. La balle sera ainsi lancée dans le camp des instances décentralisées.
« Chaque district devra protéger les sites de son ressort. Tout individu reconnu coupable de destruction des sites de patrimoine culturel devra en payer le prix, » annonce Bamporiki, en charge de la culture au sein de l’exécutif rwandais.
ICOMOS, le nouveau comité chargé de la conservation et de la protection des lieux du patrimoine culturel a du pain sur la planche.

Les anciens comités s’occupent de 5 conventions. Ils sont la convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé avec règlement d’exécution de 1954, la convention du patrimoine mondial de 1972, la convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels de 2008, la convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ainsi que la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005.
Le suivi de travail de ces comités revient à la commission nationale pour l’UNESCO du Rwanda.
Gérard Rugambwa




































































