A l’issue de l’audition des institutions publiques par la Commission parlementaire des comptes publics, le député-président, Muhakwa Valens, constate que la mauvaise planification est au centre de toutes les difficultés auxquelles font face certaines autorités lors de l’audit.
Après 2 semaines de travail intense d’audition des représentants des ministères et autres institutions publiques, le président de la Commission parlementaire des comptes publics, Muhakwa Valens, fait un constat.
“L’image globale du constat qu’on peut faire sur plusieurs institutions, presque toutes les institutions ont des litiges en rapport avec les approvisionnements des marchés et tout cela est lié à la mauvaise planification,” a- t-il dit.
Devant cette commission, certaines autorités ont mâché les mots, d’autres ont même reçu des avertissements à cause du manque de précisions dans les explications qu’ils fournissent auprès de PAC. Le président de cette commission, Muhakwa Valens souligne que ces autorités devraient renforcer le lien qui doit exister entre le budget et la planification.
“Quand ils n’ont pas établi un lien entre la planification et le budget disponible cela crée un problème. Au moment de payer, les erreurs commises sont vraiment exposées. Cela affecte également le paiement des contractants,” explique le président de PAC, Muhakwa Valens.
En conséquence, les activités du projet, sont retardées et finalement le citoyen en devient victime car il n’est pas servi à temps.

Un travail de suivi s’avère nécessaire
Pour ceux qui assurent la gestion des institutions publiques ou projets de l’Etat, Muhakwa Valens évoque le manque de suivi dans pas mal d’institutions.
“Un aspect important c’est le manque de suivi de la part des institutions publiques. Un projet peut être lance, mais il y a toujours un manque de suivi. Nous recommandons à ces institutions de bien faire le suivi,” a déclaré Muhakwa.
A cette même occasion, le député Muhakwa précise que PAC va faire un rapport détaillé à soumettre aux instances de l’exécutif.
En réaction aux propos de ceux qui critiquent les limites de réaction de cette commission, il déclare que cela ne se limite pas seulement aux rapports soumis.
“Certains de nos rapports sont transférés dans les organes judiciaires. On espère bien que ces instances feront leur travail de façon professionnelle,” a ajouté honorable Muhakwa.
Au total l’audience publique effectuée par PAC a visé les institutions publiques et projets dont la gestion a été identifiée comme inefficace par les rapports de l’auditeur général des finances de l’Etat. Depuis le début de cette audience,85 institutions et 31 projets étaient au rendez-vous.
Florent Ndutiye


































































