Le gouvernement kenyan a annoncé avoir reçu, des médicaments offerts par le Rwanda pour l’aider à lutter contre l’épidémie d’Ebola. Le Kenya enregistre déjà un total de huit cas confirmés et un décès.
Le gouvernement kenyan a officiellement confirmé la réception d’un lot de médicaments offert par le Rwanda pour l’aider à faire face à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui touche actuellement la region dont fait partie le Kenya.
Le Dr Patrick Amoth, Directeur général de la Santé au Kenya, a annoncé cette aide lors d’une intervention sur la chaine de télévision Citizen TV. Il a précisé que le pays continuait de mobiliser des ressources et que ces médicaments rwandais s’ajoutaient aux soutiens logistiques et financiers déjà fournis par la Chine, les Etats-Unis et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le Kenya fait face à une épidémie liée à la souche Bundibugyo, importée par un patient venu de la République démocratique du Congo (RDC) au début de ce mois d’ octobre. A ce 19 octobre 2026, le pays enregistre un total de huit cas confirmés et un décès.
Parmi les dernières contaminations identifiées, trois professionnels de santé ont été testés positifs après avoir pris en charge le premier patient à Nairobi.
La souche Bundibugyo complexifie la riposte médicale car il n’existe pas encore de vaccin ou de traitement curatif standard homologué à grande échelle pour cette variante spécifique, contrairement à la souche Zaïre. La prise en charge repose essentiellement sur des traitements de soutien et des essais cliniques de médicaments expérimentaux coordonnés par l’OMS.
D’autres pays de la région ont également été touchés par Ebola, notamment l’Ouganda, où des cas ont été signalés en mai et juin 2026. Toutefois, en août 2026, le pays a déclaré ne plus être affecté par le virus.
Par ailleurs, en République démocratique du Congo, le pays le plus durement touché, environ 9.400 cas ont été recensés. Près de la moitié de ces personnes ont succombé à l’épidémie, le bilan des décès s’élevant à 4.200.
Cette épidémie est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement approuvé.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment indiqué que cette souche Bundibugyo pourrait potentiellement entraîner le nombre de décès le plus élevé jamais enregistré en RDC depuis l’apparition des épidémies d’Ebola dans le pays.
Vital Ndayambaje




































































