La Commission de l’Union Africaine désire que les pays membres appuient sur l’accélérateur dans l’exécution de la seconde phase de l’agenda 2063. A cet effet, des ministres africains sont réunis à Kigali dans une retraite de trois jours.
Des ministres des affaires étrangères, des Finances et ceux en charge de l’économie se trouvent dans une retraite au Rwanda. Ils doivent évaluer la première phase d’exécution de l’agenda 2063 de développement africain et discuter sur l’exécution de la seconde phase.
” La première phase a été une période de convergence des pays africains. Elle se termine cette année,” déclare la Vice-présidente de la Commission de l’Union Africaine, Dr Monique Nsanzabaganwa.

” Nous voulons que la seconde décennie soit un temps d’accélération de la mise en oeuvre de ce plan de développement africain, ” ajoute Dr Monique Nsanzabaganwa.
Mohamed El-Amine, ministre des affaires étrangères des Iles Comores et président du conseil exécutif de l’Union Africaine, exhorte les pays africains à éviter de commettre l’erreur de compter sur le financement extérieur.

” Il ne faudra pas compter sur l’appui extérieur dans la réalisation des objectifs de développement. Il faut passer à la mobilisation des ressources humaines et financières sur le continent,” indique-t-il.
La Vice-présidente de la commission de l’Union africaine, Dr Monique Nsanzabaganwa, abonde dans le même sens. ”Nous voulons promouvoir l’autofinancement, ” dit-elle.

L’Afrique dispose des forces sur lesquelles elle peut compter. Il y a les jeunes en grand nombre, les ressources naturelles, les institutions financières, le secteur privé, les Technologies de l’Information et de la Communication, la société civile,… Mais également les pays africains doivent s’approprier ce plan de développement 2063. Et montrer clairement comment ils vont l’exécuter.
Selon le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Dr Vincent Biruta, l’Afrique continue à faire face aux défis dans la réduction de la pauvreté, la création d’emplois, la libre circulation des personnes et la sécurisation du continent. ” Ces défis méritent notre entière attention dans la seconde phase décennale de l’exécution de l’agenda 2063,” souligne Dr Biruta.

L’agenda 2063 est le plan directeur de l’Afrique visant à transformer le continent en une puissance mondiale de l’avenir. C’est le cadre stratégique du continent pour l’atteinte de son objectif de développement inclusif et durable.
Gérard Rugambwa


































































