Le secrétaire d’Etat français chargé de la mer, Hervé Berville, d’origine rwandaise est en visite au Rwanda pour la 30eme commémoration du génocide. Il a demandé aux jeunes générations à entretenir la mémoire du génocide pour en tirer toujours des leçons. C’était ce vendredi à Kigali, lors de sa rencontre avec les jeunes rwandais et français.
Lors de cette rencontre, le ministre Hervé Berville a demandé aux jeunes générations de tirer des leçons de l’histoire tragique de génocide qui a ensanglanté le Rwanda. Cela, a-t-il dit, va aider à perpétuer la mémoire du génocide contre les Tutsi et ainsi en prévenir la reprise.
” Depuis 2019 nous enseignons le génocide contre les Tutsi dans des écoles françaises. C’est une obligation de perpétuer la mémoire du génocide pour que l’histoire ne se répète plus. Les jeunes doivent tirer différents enseignements de tout ce qui s’est passé et sur l’engrenage qui a mené au génocide. Cela permettra aux jeunes de bâtir un meilleur avenir sans possibilité de génocide’’, a-t-il affirmé.
Parlant des relations entre le Rwanda et la France, le ministre Berville a indiqué que les relations entre les 2 pays sont aujourd’hui bonnes, denses et irréversibles.

” En 2019, après des années de méfiance, le président français Emmanuel Macron a voulu relancer la dynamique et rétablir une confiance mutuelle. C’est dans ce cadre que nous avons relancé une série d’initiatives visant à entretenir la mémoire du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda’’, a-t-il indiqué.
Parmi ces initiatives, le ministre français Hervé Berville a mentionné la date du 7 avril dédiée à la mémoire du génocide, l’enseignement du génocide dans des lycées français, la relance des procédures judiciaires pour traquer et juger les génocidaires vivant sur le sol français, et continuer des travaux de recherches et de mémoire sur le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda.
Le ministre Berville a indiqué enfin que le gouvernement français a aujourd’hui un impératif pour perpétuer la mémoire du génocide.
” Cet impératif ne se résume en 3 points à savoir l’intensification du travail de recherche sur le génocide, le travail de mémoire du génocide et œuvrer pour rendre la relation bilatérale dense et irréversible,” a-t-il affirmé.
Concernant ces relations entre la France et le Rwanda, le président français a regretté que son pays et ses alliés n’ont rien fait pour arrêter le génocide contre les Tutsi alors qu’ils en avaient les moyens.
Dans un communiqué publié par son bureau, Emmanuel Macron, a annoncé qu’il diffuserait une vidéo sur les réseaux sociaux ce dimanche, dans laquelle il reconnaît le rôle de la France dans le génocide.

Il affirme que “la France, qui aurait pu mettre fin au génocide avec ses alliés occidentaux et africains, a manqué de volonté pour le faire”.
Le président estime que “lorsque la phase d’extermination totale contre les Tutsi a commencé, la communauté internationale avait les moyens de savoir et d’agir”.
Il rappelle également que l’expérience historique de la communauté internationale avec l’Holocauste pendant la Seconde Guerre mondiale et les massacres d’Arméniens dans l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale aurait dû les sensibiliser à agir contre le génocide des Tutsi.
En 2021, lors d’une visite officielle au Rwanda, Emmanuel Macron avait déjà reconnu la “responsabilité” de la France dans cette tragédie, qui a coûté la vie à plus d’un million de Tutsi.
En ce qui concerne les commémorations du génocide ce dimanche à Kigali, Emmanuel Macron ne sera pas présent. Mais il a déjà envoyé une délégation de haut niveau.
La France sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, ainsi que le ministre Hervé Berville, ayant ses origines au Rwanda.
Vital Ndayambaje




































































