Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a prôné le sport inclusif devant le 73 eme Congrès de la Fédération Internationale du Football Amateur (FIFA) organisé à Kigali.
Devant les 211 délégations des Fédérations et associations de football du monde, le président Paul Kagame a demandé que le sport soit inclusif.
“Nous devons veiller à ce que le sport soit inclusif et respectueux de tous,” a-t-il déclaré.” Lorsque les fans lancent des bananes sur des joueurs de football africains ou tournent autour d’une femme arbitre, c’est à cause d’un environnement social négatif qui alimente ces mauvais comportement,” a-t-il ajouté.
Lors de la dernière coupe du monde organisée au Qatar, la FIFA pour la première fois a confié le sifflet à six femmes dont trois en qualité d’arbitres centrales et trois autres en tant qu’assistantes.

Parmi les trois arbitres, il y avait une Rwandaise, Salima Mukansanga, une première femme africaine à siffler un match de la coupe du monde.
Certains ont interprété cela comme un message adressé au Qatar où le sport féminin n’est pas très développé.
Quel que soit la signification de ce geste de Gianni Infantino, aujourd’hui le président Kagame montre que la femme mérite plus.

Au total, l’organisation de la coupe du monde de football 2022 a retenu 129 arbitres, dont 36 centraux, 69 assistants et 24 assistants à l’arbitrage vidéo.
Les femmes arbitres centrales n’étaient que trois. Une Française, une Japonaise et une Rwandaise. Les trois assistantes sont toutes du continent américain dont une Brésilienne, une Mexicaine et une Américaine.
Le Rwanda veut prêcher par l’exemple
La Fédération rwandaise de Football, en collaboration avec la FIFA, a lancé un plan de développement stratégique pour une durée de quatre ans (2022-2025) en faveur du football féminin.

Le Rwanda cherche à assurer l’égalité des chances pour les femmes tant sur le terrain de jeu que pour les managers, les officiels, les arbitres et les autres professions de soutien.
Le plan stratégique en question comprend 19 objectifs et 109 actions à réaliser. Il définit un projet de construction d’un écosystème du football féminin solide et ambitieux. Il aspire au professionalisme, à une formation complete et à l’excellence à tous les niveaux.
Cette stratégie s’appuie sur cinq grands piliers. Ils sont les compétitions, le développement des jeunes et du football de base, l’éducation et le développement des capacités, l’administration et la gouvernance, le marketing et le sponsoring.
Gérard Rugambwa


































































