Le ministère des finances et de la planification économique vient d’annoncer le Produit Intérieur Brut (PIB) de l’année 2022. Il s’élève à 13 milliards 716 millions de francs rwandais. Le taux de croissance étant de 8,2% par rapport à l’année précédente.
Comme à l’accoutumée, le ministère des finances et de la planification économique annonce chaque trimestre l’évolution du produit intérieur brut, pour enfin faire une moyenne du PIB chaque année.
C’est dans ce cadre qu’il a annoncé le PIB de l’année 2022 qui est de 13.716.000.000 de Francs rwandais. Comme le montrent les chiffres de l’institut national des statistiques, le taux de croissance de ce PIB est de 8,2% comparativement à l’année précédente 2021.
Comme l’a expliqué le directeur général de l’institut national des statistiques Yussuf Murangwa, le PIB a connu une évolution positive durant tous les trimestres de l’année 2022.
Au premier trimestre, la croissance du PIB était de 7,9%, au deuxième trimestre 7,5%, au troisième trimestre 10%, tandis qu’au quatrième trimestre, le PIB a enregistré une croissance de 7,3%.
La moyenne générale du taux de croissance du PIB revient à 8,2% pour toute l’année 2022, comparativement à l’année précédente 2021 où le taux de croissance était de 10,9%.
Malgré cette croissance générale du PIB, certains secteurs ont connu une chute, notamment le secteur de l’agriculture vivrière qui a chuté de 1%. Ceci a affecté les prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux. Toutefois, le ministre des finances et de la planification économique, Dr. Uziel Ndagijimana rassure la population.

”La chute du PIB dans le secteur de l’agriculture vivrière a été causée par les conditions climatiques, et ceci a affecté nos récoltes, mais la population ne doit pas s’alarmer outre mesure, car nous avons un programme de faire une agriculture qui ne dépend pas de la clémence du climat,” a fait savoir le ministre Ndagijimana.
C’est ainsi que nous avons commencé des programmes d’intensification de l’irrigation. Les résultats palpables ne se voient pas encore immédiatement, car il s’agit des programmes à long terme’’, a-t-il souligné.
Le ministre Ndagijimana a révélé également que le gouvernement a engagé d’autres mécanismes, pour alléger la flambée des prix sur le marché.
”Pour alléger cet état de fait, le gouvernement injecte des subsides dans différents domaines, notamment dans l’agriculture, le transport et dans les produits pétroliers. Tout ceci pour soutenir la population ordinaire, dans son rythme de vie de chaque jour,” a révélé le ministre Ndagijimana.
Même si l’agriculture vivrière a chuté de 1%, l’agriculture en général a connu une croissance de 2%, à cause des cultures industrielles, comme le thé et le café, qui ont eu de belles performances sur le marché mondial.
D’autres domaines-clés du développement du pays ont fait une bonne évolution, comme l’industrie qui a crû de 5% et les services de 12%, dont l’hôtellerie qui, à elle seule, a englobé une croissance de 87%.
Vital Ndayambaje




































































