La croissance économique des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) se révèle être la plus rapide du continent africain. Cela est le résultat de l’investissement dans le secteur éducatif et technologique.
Dans son intervention lors de la deuxième journée des Rencontres Economiques, la ministre rwandaise de la technologie et l’innovation, Paula Ingabire, a présenté l’économie de la région de l’Afrique de l’Est comme celle ayant une croissance la plus rapide du continent.
Citant le Fonds Monétaire International (FMI), Mme Ingabire a annoncé un Produit Intérieur Brut d’une valeur de 346,17 milliards de dollars cette année 2023.
Selon Mme Paula Ingabire, ce succès est le résultat des investissements dans le secteur de l’éducation et la technologie, en particulier le numérique et l’intelligence artificielle.

” L’accent mis par la région sur l’éducation, associé à l’adoption résolue des nouvelles technologies, place l’Afrique de l’Est à l’avant-garde des secteurs de l’industrie et des services du continent,” a-t-elle déclaré.
” Nous avons été témoins de l’impact positif de l’innovation sur le développement économique et social de notre région,” a-t-elle précisé.
Au Kenya, par exemple, un service financier basé sur la téléphonie mobile, M-Pesa, a révolutionné le Fintech dans le monde entier en promouvant l’inclusion financière. Il a réduit la dépendance à l’égard de l’argent liquide. Il a également inspiré l’innovation dans le domaine de la banque mobile.

Le succès de M-Pesa a conduit à une expansion mondiale, touchant des millions de personnes. Ce service leur a offert un moyen sûr et pratique de gérer leurs finances et en favorisant l’autonomisation économique.
Au Rwanda, en 2016, est né un service de livraison par drones, Zipline, notamment de sang, de vaccins et des médicaments à des infrastructures sanitaires rurales difficilement accessibles.
Zipline permet de réduire les délais de livraison. Il joue aussi un rôle crucial dans les situations d’urgence.
Les drones servent également dans la lutte contre le paludisme, distribuent le sperme pour la reproduction des porcs et aident dans la surveillance de l’avancement des travaux sur les grands chantiers de construction.
” La réussite d’une région doit inspirer l’action collective. Partageons tous nos connaissances, nos meilleures pratiques et les enseignements que nous en avons tirés,” a proposé la ministre rwandaise de la technologie et de l’innovation, Paula Ingabire.
Commencer par les jeunes

Des experts impliqués dans le numérique, d’une manière ou d’une autre, ayant participé aux Rencontres Economiques de Kigali, insistent sur la nécessité d’initier les jeunes apprenants de l’école primaire au numérique et à l’intelligence artificielle à travers l’Afrique.
” Nous vivons dans un monde interconnecté. Les jeunes doivent comprendre dès le jeune âge que l’intelligence artificielle doit servir dans tous les domaines,” affirme Momar Dieng.
Certains vont même à suggérer l’enseignement du codage à partir de l’école primaire et arriver à s’approprier le numérique.
” La transformation numérique exige des prérequis. Il faut former les jeunes très tôt,” insiste Cina Lawson.
Il ne sera pas toujours aisé de mettre en pratique de telles idées. Certains ont peur de perdre l’emploi.
” L’IA présente des opportunités pour les jeunes, mais aussi pour les adultes car ils peuvent passer à la reconversion,” rassure Momar Dieng.
” L’on dit que l’intelligence artificielle (IA) va supprimer les jobs, mais l’on ne dit pas combien d’emplois seront créés,” s’insurge Elizabeth Moreno contre les détracteurs de l’IA et du numérique.
Gérard Rugambwa



































































