Le président français, Emmanuel Macron, a participé momentanément au colloque international sur le génocide des Tutsi qui se tient en France. C’était une occasion pour Emmanuel Macron d’honorer le travail de l’historien Vincent Duclert d’organiser la seconde partie du grand colloque international sur le génocide des Tutsi.
Le président français Emmanuel Macron a honoré le travail de l’historien Vincent Duclert qui, après son rapport sur le rôle de la France au Rwanda dans le génocide des Tutsi, a organisé cette semaine la seconde partie du grand colloque international sur le génocide des Tutsi. Et de saluer tous les intervenants à ce colloque.
”Je salue le travail combien remarquable que vous avez effectué. C’est non seulement pour faire avancer la recherche sur le génocide des Tutsi, mais aussi pour la mémoire collective des disparus,” a déclaré le président Emmanuel Macron.
De son côté, le ministre rwandais de la justice, Emmanuel Ugirashebuja, a indiqué que le Rwanda soutient tous les efforts visant à faire des lumières sur le génocide des Tutsi.

”Le Rwanda souhaite que ces recherches puissent se poursuivre et franchir d’autres étapes dans la recherche de cette vérité historique sur la tragédie rwandaise qui est le génocide des Tutsi commis au Rwanda en 1994,” a indiqué le ministre Ugirashebuja.
Pour sa part, le professeur Vincent Duclert, auteur du rapport sur le rôle de la France au Rwanda lors du génocide, la recherche ne s’arrête pas.
” La recherche en acte se poursuit dans la même configuration de plusieurs dizaines de chercheuses et chercheurs, de pédagogues, d’archivistes et de documentalistes, du Rwanda et de France, d’Amérique et d’ailleurs en Europe et en Afrique,” a-t-il déclaré.
” Une inflexion particulière est donnée à la jeune recherche et à ses travaux. L’Université du Rwanda et Equipe de recherche ERE-France Université Paris 8 ont été en charge de cette session,” a-t-il ajouté.

Au premier jour, les conférences inaugurales ont été marquées par les interventions du professeur Jean-Pierre Chrétien (CNRS), du Dr. Alida Furaha (Université du Rwanda), du Dr. Domitille Blanco (Centre Max Weber, Musée du quai Branly) et du professeur Joseph Nsengimana (Professeur à l’ancienne Université Nationale du Rwanda).
On a entendu également Charles Mulinda Kabwete (Université du Rwanda), le Dr. Aurélia Kalisky (Centre Marc Bloch Berlin), le Dr. Jean-Paul Kimonyo (Centre régional Levy Mwanawasa pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance), et Privat Rutazibwa (Doctorant, Université de Humboldt).
La question du négationnisme et de la continuité de l’idéologie génocidaire contre les Tutsi a été évoquée sous la présidence du Dr. Diogène Bideri (Organe National de Poursuite Judiciaire) et du Dr. Rémi Korman (Université catholique de l’Ouest-Angers).
Selon le professeur Duclert, les conclusions générales de la session de Paris dessineront des pistes vers la trentième commémoration du génocide des Tutsi prévue l’année prochaine 2024.
La session de Paris bénéficie du soutien de l’ambassade du Rwanda en France, de l’ambassade de France au Rwanda, de l’ambassade de France aux Etats-Unis, de la direction de l’Afrique et de l’Océan indien, de la chancellerie des Universités de l’académie de Paris, de l’Ecole normale supérieure, des lycées Louis-le-Grand et Saint-Louis, du CIRRE, de la DGRI (SSRI) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France.
Cette session de Paris constitue la seconde partie du grand colloque international sur le génocide des Tutsi, commencé l’année dernière, du 11 au 19 septembre 2022 à Kigali. Il se tient dans le cadre de rompre le silence entre la France et le Rwanda, dans leur processus de normalisations après les remous et tumultes politiques ayant suivi le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
Vital Ndayambaje





































































