Le directeur exécutif de la Conférence Internationale sur la sécurité en Afrique (ISCA), le lieutenant général (à la retraite) Frank Mushyo Kamanzi, a déclaré que l’énergie est fondamentale pour la sécurité nationale, la résilience économique et l’autonomie stratégique.
ISCA a organisé à Kigali une série de débats sous le thème ” Dynamiques énergétiques contemporaines et options stratégiques pour l’Afrique”.
En vue de favoriser l’entrée des panélistes dans le vif du sujet, le directeur exécutif de la Conférence Internationale sur la sécurité en Afrique (ISCA), Frank Mushyo Kamanzi, est parti de la guerre en Ukraine et des sanctions prises à l’encontre de la Russie pour faire un premier constat amer.

” Cette situation a démontré que la confrontation géopolitique et la perturbation du marché d’énergie est une menace internationale,” a-t-il dit.
De plus, a expliqué Mushyo Kamanzi, le conflit et l’instabilité au Moyen Orient ainsi que la fermeture du détroit d’Ormuz ont mis en évidence la vulnérabilité mondiale de l’approvisionnement en énergie. Ces événements ont porté des conséquences néfastes pour les pays africains.
” Ils affectent directement les prix des produits pétroliers, le coût du transport, la sécurité alimentaire, la production industrielle et la stabilité économique,” a-t-il souligné.

Ainsi l’Afrique en souffre alors qu’elle dispose des réserves importantes de pétrole, du gaz naturel, des minerais critiques et une potentialité énorme d’énergie renouvelable.
La stratégie rwandaise
L’un des panélistes, Antoine Kajangwe, le ministre rwandais du commerce et de l’industrie, a révélé que le Rwanda mise sur la coopération bilatérale et régionale pour faire face à cette crise énergétique mondiale.

” L’une des mesures importantes prises par le Rwanda est la coopération avec les pays du Moyen Orient car ce sont nos fournisseurs des produits pétroliers, des fertilisants et d’autres produits originaires de cette partie du monde,” a-t-il indiqué.
” Nous collaborons également avec des pays africains dans le corridor nord partir de Mombasa. Il y a également le corridor central à travers la Tanzanie,” a-t-il affirmé.

Le ministre du commerce et de l’industrie n’a pas manqué de montrer l’attachement du gouvernement rwandais à la coopération régionale, raison pour laquelle le Rwanda est membre de plusieurs organisations comme la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA)
La discussion a été bonne et organisée en temps opportun, selon le ministre omanais des transports, des communications et des technologies de l’information, Said bin Hamoud Al Maawali. L’Oman est l’un des pays fournissant directement au Rwanda des produits pétroliers dans le cadre de la coopération bilatérale.
Gérard Rugambwa







































































