Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a appelé les Nations Unies à prévenir un autre génocide dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Les Nations Unies ont commémoré le génocide de 1994 commis contre les Tutsi pour la 32 eme fois. Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a saisi cette occasion pour appeler la communauté internationale à prévenir un autre génocide.

” Le Rwanda appelle les Nations Unies à ne pas laisser tomber cette région une fois de plus, mais à s’opposer fermement à la haine, à l’injustice et aux germes du génocide,” a déclaré le ministre rwandais, Olivier Nduhungirehe.
Il a indiqué qu’au Rwanda, après le génocide contre les Tutsi, le choix est tombé sur la voie de l’unité nationale, de la réconciliation et du progrès. Tandis qu’en RDC, non loin de la frontière commune, l’armée et les milices génocidaires n’ont jamais été désarmées. Au contraire, ils ont pu se réarmer, s’entrainer et mener des incursions dans le pays, pour commettre des massacres à caractère ethnique comme à Nyange en 1997.

Ce n’est plus un secret pour personne que la RDC soutient les FDLR, un groupe armé génocidaire. Il propage son idéologie de génocide en toute liberté. Il est soutenu financièrement, matériellement et jouit d’une intégration au sein de l’armée gouvernementale.
” Comment est-il possible qu’un groupe sanctionné par l’ONU, responsable de génocide, soit autorisé à opérer de l’autre côté de la frontière rwandaise, depuis plus de trois décennies, sous les yeux mêmes de la communauté internationale qui s’est engagée à ce que ‘cela ne se reproduise plus jamais’ ?” a demandé Olivier Nduhungirehe.

Il a souligné que les violences ethniques n’ont cessé de s’intensifier dans l’Est de la RDC. Des discours de la haine soutenus par l’Etat à l’encontre des communautés tutsi congolaises ont été tenus par de hauts responsables gouvernementaux. Le langage utilisé, les mots et les citations rappellent la période précédant le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Tous les signes précurseurs d’un génocide ont été remarqués en RDC. Il faut agir.
Gérard Rugambwa




































































